Les appels à annexer la Cisjordanie «risquent de détruire les perspectives de paix», dit l'ONU

L'envoyé spécial des Nations unies, Nickolay Mladenov, a... (PHOTO Eskinder DEBEBE, AFP/ONU)

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L'envoyé spécial des Nations unies, Nickolay Mladenov, a mis en garde le Conseil de sécurité, qui se réunissait pour la première fois depuis l'adoption d'une résolution controversée demandant à Israël la fin de la colonisation.

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Les appels à l'annexion par Israël de tout ou partie de la Cisjordanie risquent de détruire les perspectives de paix dans la région, a prévenu mardi l'envoyé spécial de l'ONU pour le Moyen-Orient.

Certains ministres israéliens ont demandé une annexion de territoires de Cisjordanie ayant vocation à faire partie du futur État palestinien, et le prochain ambassadeur américain en Israël désigné par Donald Trump, David Friedman, a indiqué soutenir une telle proposition.

Mais l'envoyé spécial des Nations unies, Nickolay Mladenov, a mis en garde le Conseil de sécurité, qui se réunissait pour la première fois depuis l'adoption d'une résolution controversée demandant à Israël la fin de la colonisation.

«Après le vote, les émotions sur le terrain étaient très fortes», a-t-il noté. «Il y a eu des appels à annexer certaines parties, ou même toute la «Zone C»», qui couvre environ 60% de la Cisjordanie. «Des positions aussi tranchées risquent de détruire les perspectives de paix».

M. Mladenov a appelé toutes les parties à éviter les actions unilatérales qui pourraient «condamner d'avance une solution de statut final négociée».

La résolution condamnant la politique de colonisation israélienne avait été adoptée par le Conseil de sécurité après l'abstention des États-Unis, alliés de longue date d'Israël, qui n'ont pas posé leur veto comme c'est d'ordinaire le cas sur toute résolution critique vis-à-vis de l'État hébreu à l'ONU.

La résolution avait été adoptée avec 14 voix pour, sur les 15 membres du Conseil.

Lors de la conférence de Paris organisée dimanche, 70 pays ont affirmé leur soutien à une solution à deux États qui verrait un État palestinien coexister à côté d'Israël.

Les deux parties campent à l'heure actuelle sur des positions très éloignées et le processus de paix est à l'arrêt depuis 2014. L'attention est à présent tournée vers le nouveau président américain Donald Trump.

Celui-ci a déjà promis de déplacer l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, une décision qui irait à l'encontre du consensus international en vigueur, selon lequel Jérusalem ne saurait être considérée comme capitale d'Israël qu'à l'issue d'un accord de paix avec les Palestiniens.




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