Jordanie: opération après les attaques de Karak, quatre policiers tués

Quatre policiers jordaniens ont été tués mardi lors d'une opération menée... (PHOTO Muhammad Hamed, REUTERS)

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Agence France-Presse
AMMAN

Quatre policiers jordaniens ont été tués mardi lors d'une opération menée contre des hommes armés à Karak, en lien avec les attaques qui ont tué dix personnes dimanche dans cette province du sud du pays, ont annoncé les autorités.

L'opération dans la localité de Qarifla est «dans sa phase finale et se terminera bientôt», a déclaré Mohamed Momani, ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, en faisant état de «la mort d'un des terroristes» et «d'arrestations».

Lors d'une conférence de presse, il a expliqué que l'opération avait été déclenchée après l'arrestation d'un suspect «lié à la cellule terroriste responsable» de l'attentat de Karak qui a été revendiqué par le groupe djihadiste État islamique (EI).

«Ce suspect a reconnu avoir des liens avec cette cellule et des armes dans son appartement. Des membres des forces de sécurité l'ont accompagné chez lui (pour les besoins de l'enquête). Une fois arrivés, le suspect s'est enfui à l'intérieur de la maison et claqué la porte derrière lui. Il est monté sur le toit et a commencé à tirer, tuant l'un des policiers», a-t-il dit.

«Des renforts ont été dépêchés sur place alors que des hommes armés ont rejoint le suspect et ont commencé eux aussi à tirer, tuant trois autres policiers», a poursuivi M. Momani.

Dimanche, près du site de Karak, à 120 km au sud d'Amman, dix personnes, dont sept policiers jordaniens et une touriste canadienne, ont été tuées et 34 blessées dans des attaques.

Quatre assaillants ont visé un commissariat et une patrouille de police avant d'être abattus par les forces de sécurité dans la citadelle croisée, une des plus touristiques de la région, où ils s'étaient retranchés.

En revendiquant ces attaques, l'EI a affirmé mardi dans un communiqué avoir «visé des forces de sécurité et des touristes».

En visite plus tôt au siège de la gendarmerie à Karak, le roi Abdallah II a dénoncé «un acte terroriste lâche» qui selon lui «n'affectera pas la sécurité et la stabilité de la Jordanie», a indiqué un communiqué du palais.

La Jordanie participe à la coalition anti-EI en Syrie et en Irak, des pays voisins du royaume. En février 2015, un pilote jordanien avait été capturé en Syrie puis brûlé vif par le groupe djihadiste.

Au total, le royaume a été frappé par quatre attaques cette année, dont un attentat suicide en juin revendiqué par l'EI et qui a coûté la vie à sept gardes-frontières jordaniens près de la frontière avec la Syrie.




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