Yémen: des attentats de l'EI font 42 morts

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Des soldtas yéménites prennent position à proximité de Moukalla, le 15 juin.

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Le groupe État islamique

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Agence France-Presse
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Au moins 42 personnes ont été tuées lundi dans une série d'attentats suicide revendiqués par le groupe État islamique (EI) contre des militaires dans un ancien bastion d'Al-Qaïda au Yémen, selon un haut responsable des services de santé.

La ville de «Moukalla a connu cinq attentats suicide dans quatre secteurs», a déclaré à l'AFP Ahmed Saïd ben Breyk, le gouverneur de la province du Hadramout dont cette ville est le chef-lieu. Moukalla était aux mains d'Al-Qaïda jusqu'en avril avant de repasser sous le contrôle des forces progouvernementales.

L'EI, organisation ultraradicale concurrente d'Al-Qaïda, a revendiqué ces attaques suicide, assurant dans un communiqué que huit kamikazes ont tué 50 membres des forces de sécurité yéménites, selon SITE, centre de surveillance américain des sites djihadistes.

Quarante soldats ont péri dans les attaques ainsi qu'une femme et un enfant et 37 autres personnes ont été blessées, a déclaré à l'AFP Riad al-Jalili, responsable de la santé de la province du Hadramout.

Trois attentats à la bombe ont visé simultanément des points de contrôle dans cette cité portuaire au coucher de soleil alors que les troupes rompaient le jeûne du ramadan, a indiqué un responsable de la sécurité.

Dans la première attaque, un kamikaze à moto a demandé à des soldats s'il pouvait rompre le jeûne avec eux avant de se faire exploser, a-t-il dit.

Dans deux autres secteurs de la ville, deux kamikazes se sont approchés à pieds de soldats avant de faire détoner leurs ceintures explosives.

Peu après, deux kamikazes ont lancé une quatrième attaque à l'entrée d'un camp de l'armée, toujours selon le responsable de la sécurité.

«Menace significative»

Les forces gouvernementales yéménites, soutenues par la coalition arabe sous commandement saoudien, ont repris le 24 avril Moukalla aux djihadistes qui avaient contrôlé la ville pendant un an.

Mais les djihadistes conservent une forte présence et contrôlent toujours plusieurs localités dans la province du Hadramout.

Washington a reconnu le 7 mai la présence d'un «très petit nombre» de soldats américains au Yémen pour aider les forces yéménites et la coalition arabe à chasser Al-Qaïda de la ville.

Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), basé au Yémen depuis 2009, et l'EI ont profité de la guerre civile opposant les rebelles chiites Houthis aux forces gouvernementales yéménites pour étendre leur influence dans le sud et le sud-est du pays.

Moukalla, ville de 200 000 habitants, avait été frappée en mai par un double attentat suicide revendiqué par l'EI qui avait coûté la vie à 47 policiers.

Au cours de la dernière année, un certain nombre de hauts responsables d'Al-Qaïda ont été tués dans des frappes américaines visant les positions djihadistes. Washington considère Aqpa comme la branche la plus dangereuse de la nébuleuse Al-Qaïda.

L'armée américaine a indiqué ce mois-ci avoir tué six combattants d'Al-Qaïda en trois frappes aériennes séparées dans le centre du Yémen.

Aqpa «reste une menace significative pour la région, les États-Unis et au-delà», a déclaré le commandement des forces américaines au Moyen-Orient (Centcom), dans un communiqué.

Le groupe compte «plusieurs milliers de combattants et de partisans», selon les chiffres donnés mi-juin par le directeur de la CIA John Brennan devant le Sénat américain.

«Il y a un effort actif en cours pour continuer à démanteler et détruire cette organisation», a-t-il dit.

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