Washington appelle l'Arabie saoudite à respecter la liberté d'expression

Le roi d'Arabie saoudite Salmane ben Abdelaziz.... (PHOTO ARCHIVES AFP)

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Le roi d'Arabie saoudite Salmane ben Abdelaziz.

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Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis ont appelé mercredi l'Arabie saoudite à respecter la liberté d'expression de ses citoyens, s'inquiétant des incarcérations récentes de plusieurs défenseurs des droits civils.

«Nous sommes inquiets d'apprendre que des tribunaux saoudiens ont récemment condamné plusieurs membres de l'Association saoudienne des droits civils et politiques (ACPRA) à des peines de prisons allant de huit à dix ans», écrit un porte-parole du Département d'État américain dans un communiqué.

Ces peines ont été imposées pour des «chefs d'inculpation liés au fait d'établir une organisation de défense des droits de l'Homme et d'avoir critiqué le gouvernement», poursuit le porte-parole, Mark Toner.

«Nous appelons le royaume d'Arabie saoudite à respecter le droit fondamental à la liberté d'expression de tous ses citoyens», a-t-il ajouté.

L'Arabie saoudite a emprisonné lundi un défenseur des droits civils, Abdelkarim al-Khoder, condamné à dix ans de réclusion en vertu d'une loi antiterroriste destinée à étouffer la liberté d'expression, a affirmé l'organisation Amnesty International.

Abdelkarim al-Khoder figure parmi les 11 membres fondateurs de l'Association saoudienne des droits civils et politiques (ACPRA) qui se trouvent déjà derrière les barreaux ou sont actuellement jugés pour avoir appelé à des réformes politiques et dans le domaine des droits de l'Homme, selon Amnesty.

M. Khoder a été condamné en juin 2013 à huit ans de prison, mais le verdict avait par la suite été cassé.

Il est cependant resté arbitrairement détenu et son cas avait été revu par une Cour pénale spécialisée, qui a prononcé une peine plus importante, poursuit Amnesty.

Un autre membre d'ACPRA, Abdelrahmane al-Hamid, avait été condamné la semaine dernière à neuf ans de prison, toujours selon l'organisation.

Dans un cas séparé, la Cour spécialisée a condamné le défenseur des droits de l'Homme Abdelaziz al-Senaidi à huit ans de prison, également la semaine dernière, a rapporté une autre ONG, le Centre du Golfe pour les droits de l'Homme.

Arrêté en mars, M. Senaidi a été inculpé à propos d'une pétition appelant à manifester, selon cette ONG.

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