Des crânes humains retrouvés au palais présidentiel à Kaboul

«Les deux crânes et les os humains» ont... (PHOTO JIM BOURG, ARCHIVES AFP)

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«Les deux crânes et les os humains» ont été retrouvés lors de travaux de construction effectués dans une cuisine d'un palais du complexe où réside le président afghan Ashraf Ghani, une oasis de verdure coupée du chaos automobile de la capitale par d'imposantes murailles de protection et un dédale de jardins.

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Agence France-Presse
KABOUL

Deux crânes humains ainsi que des restes osseux ont été retrouvés lors de travaux dans l'un des palais du complexe présidentiel afghan à Kaboul, une découverte mystérieuse qui relance le débat sur le sort réservé à certains dirigeants et leurs proches dans ce pays à l'histoire jalonnée de coups d'État et de guerre.

«Les deux crânes et les os humains» ont été retrouvés lors de travaux de construction effectués dans une cuisine d'un palais du complexe où réside le président afghan Ashraf Ghani, une oasis de verdure coupée du chaos automobile de la capitale par d'imposantes murailles de protection et un dédale de jardins.

Pour tenter d'identifier les restes, M. Ghani a ordonné la création d'une commission composée de médecins légistes, de membres de la Commission afghane des droits de l'homme et de fonctionnaires du ministère de l'Intérieur, a expliqué le palais dans un communiqué.

La quête devrait s'avérer ardue, car depuis 35 ans l'Afghanistan vit dans un état de guerre plus ou moins permanent. Après la lutte contre l'envahisseur soviétique dans les années 80, la guerre civile des années 90, puis le régime des talibans (1996-2001), le pays vit désormais au rythme de l'insurrection des rebelles islamistes, dont la bataille pour la ville de Kunduz est le dernier avatar en date.

Nombre de dirigeants afghans ont fait les frais de cette turbulente histoire. À l'image de l'ex-président Najibullah, assassiné en 1996 par les talibans qui ont ensuite suspendu son cadavre à un poteau de signalisation à la vue de tous. Il a ensuite été inhumé dans la province orientale de Paktia.

Un rite auquel n'a pas eu droit le président Daoud Khan, assassiné lors d'un coup d'État en 1978 avec 18 membres de sa famille dans le palais présidentiel. Son corps a été identifié en 2008 dans une fosse commune avec ceux de 15 autres victimes du massacre.

Le président Daoud avait lui-même pris le pouvoir par un coup d'État en renversant en 1973 son cousin, le roi Zaher Shah, pour proclamer la République.

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