Quand le gouvernement iranien lance un site de rencontres

L'Iran compte 77 millions d'habitants, dont 55 % ont... (PHOTO VAHID SALEMI, ARCHIVES AP)

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L'Iran compte 77 millions d'habitants, dont 55 % ont moins de 30 ans. Mais les difficultés économiques, liées en partie aux sanctions occidentales, et le poids des traditions découragent les jeunes de se marier.

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Agence France-Presse
TÉHÉRAN

Le gouvernement iranien a lancé lundi un site internet où des «faiseurs de couples» mettent en contact des jeunes gens susceptibles de former une union durable, afin de lutter contre un accroissement jugé inquiétant du célibat et des relations hors mariages.

Le site, intitulé «Trouver son égal», a été conçu pour les 11 millions de célibataires iraniens, un chiffre qui inquiète les autorités, car elles craignent à terme une baisse de la natalité. En effet, les relations sexuelles hors mariages sont interdites en Iran, où les valeurs familiales islamiques sont néanmoins remises en question par les modes occidentales.

Les modérateurs - religieux, médecins, enseignants - seront chargés de trouver le conjoint parfait pour l'internaute qui aura donné ses informations personnelles, et ses critères sur le candidat recherché.

Des rencontres entre les familles des deux candidats et des tests psychologiques sont aussi prévus pour s'assurer que le couple est compatible.

Le système était à l'essai depuis un an avec 130 «entremetteurs», qui ont facilité les rencontres de 3000 couples, dont 100 ont finalement fait le pas. Il compte désormais faciliter 100 000 mariages en un an.

«Beaucoup de gens sont célibataires, et cela signifie pas de famille et pas d'enfants», a affirmé Mahmoud Golzari, ministre adjoint de la Jeunesse et des Sports, lors de la présentation officielle du site à Téhéran.

Il a salué cette initiative «qui aurait dû être prise il y a longtemps» pour lutter contre la baisse des mariages en Iran.

«Nous ne disons pas que nous allons résoudre tous les problèmes, seulement celui de trouver le bon partenaire», a souligné Zohre Hosseini, la directrice du projet.

L'Iran compte 77 millions d'habitants, dont 55 % ont moins de 30 ans. Mais les difficultés économiques, liées en partie aux sanctions occidentales, et le poids des traditions découragent les jeunes de se marier.

Les autorités veulent aussi lutter contre les quelque 350 sites jugés «illégaux et immoraux» qui proposent parfois des mariages temporaires («sigeh» en persan) d'une «durée d'une heure».

Le contrat de mariage temporaire, dont la durée est décidée entre les contractants, est une particularité de l'islam chiite, qui rend licite une relation sexuelle se déroulant pendant ce laps de temps.

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