Un soldat israélien jeté en prison pour un sandwich non casher

L'armée israélienne avait infligé onze jours de prison... (PHOTO BAZ RATNER, ARCHIVES REUTERS)

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L'armée israélienne avait infligé onze jours de prison à un soldat ayant enfreint la loi juive en mangeant un sandwich non casher, avant de faire marche arrière face à la grogne suscitée par condamnation.

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Agence France-Presse
JÉRUSALEM

L'armée israélienne, qui avait infligé onze jours de prison à un soldat ayant enfreint la loi juive en mangeant un sandwich non casher, a annulé sa peine devant la vague de protestations qu'elle a soulevée, a indiqué mercredi son porte-parole.

«En un mot comme en cent, nous avons eu tort», a écrit le porte-parole, le général Moti Almoz, sur sa page Facebook. La sanction «a été annulée et (le soldat) a pu rentrer chez lui», a-t-il ajouté.

Le soldat en question, né à Boston au Massachusetts, et récemment arrivé en Israël pour accomplir son service militaire de son plein gré, avait consommé un sandwich au porc lors d'un cours pour sous-officiers. Il en aurait même proposé autour de lui.

Or l'armée israélienne, en tant qu'institution officielle, est tenue d'appliquer la cacheroute. Le code alimentaire que prescrit le judaïsme interdit la consommation de certaines viandes comme le porc, de crustacés ou le mélange de viande et de laitage dans le même repas.

Le soldat (dont le nom n'a jamais été divulgué) a été sanctionné de 11 jours de cellule par un supérieur. Une fois divulguée, la sanction a provoqué une large indignation, même après avoir été révisée et transformée en assignation à la base.

La mère du jeune homme a jugé incroyable sur sa page Facebook qu'en «2015, en Israël, mon garçon, qui a fait le choix de se porter volontaire pour le combat, soit jeté dans une prison militaire parce qu'il a mangé de la saucisse non casher», rapportait le Haaretz. La grand-mère du soldat, qui lui avait préparé son sandwich, s'est proposée pour prendre sa place au mitard. La correspondante militaire de la radio publique Carmela Menaché s'est émue qu'un officier subalterne puisse envoyer un soldat en prison pour un tel motif.

Des internautes ont comparé les règles appliquées en Israël à l'intransigeance religieuse en vigueur en Arabie saoudite. Certains, beaucoup moins nombreux, ont défendu la sanction.

L'armée a fini par annuler toute punition. «L'armée va continuer à respecter la cacheroute», a écrit son porte-parole. Mais «nous n'allons pas commencer à éplucher chaque sandwich consommé par les soldats», a-t-il dit. Il a vu dans cette controverse l'expression, au sein de l'armée, des débats dans toute la société israélienne sur de telles questions.

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