Le président israélien n'exclut pas un dialogue avec le Hamas

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Reuven Rivlin (à droite) en compagnie du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, le 19 mai à Jérusalem.

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Agence France-Presse
Jérusalem

Le président israélien Reuven Rivlin n'a pas exclu mercredi un éventuel dialogue avec le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, semblant ainsi remettre en cause un tabou de longue date en Israël.

Interrogé durant un déplacement dans le nord d'Israël par un journaliste sur d'éventuelles discussions avec le Hamas, M. Rivlin a répondu: «Ce qui compte pour moi, ce n'est pas avec qui je parle, mais plutôt de quoi nous parlons», selon ses propos diffusés à la télévision et à la radio.

«Je n'ai aucune aversion à l'idée de tenir des négociations avec quiconque est prêt à négocier avec moi», a-t-il dit. «La question est ce qu'ils veulent négocier. S'ils veulent négocier mon existence même, alors je ne négocierai pas avec eux».

Israël se refuse à avoir des contacts directs avec le Hamas, qu'il considère, de même que les États-Unis et l'Union européenne, comme une organisation terroriste. Il a néanmoins négocié indirectement, via une médiation égyptienne, avec le mouvement islamiste en vue d'établir un cessez-le-feu après la guerre dévastatrice de l'été dernier.

Le chef du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a affirmé après ce conflit qu'il n'y aurait «pas de négociations directes avec l'ennemi sioniste».

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a décrit le Hamas, avec le groupe djihadiste État islamique (EI), comme «les branches d'un même arbre empoisonné».

Mais il y a deux semaines, le général israélien Sami Turgeman, commandant de la région miliaire sud en charge notamment de la frontière avec la bande de Gaza, a affirmé que la stabilité du territoire palestinien dépendait du maintien au pouvoir du Hamas.

«Nous avons intérêt à ce que quelqu'un soit responsable de la situation à Gaza parce que sans ça, ce serait le chaos», a-t-il encore expliqué, en ajoutant: «Israël et le Hamas ont des intérêts communs, comme la paix et le calme pour encourager la croissance et la prospérité, même dans la situation présente».

L'armée de l'air israélienne a mené quatre frappes sur la bande de Gaza mercredi matin, sans faire de victime, quelques heures après un tir de roquette depuis l'enclave sur le sud d'Israël.

M. Netanyahu et son ministre de la Défense Moshé Yaalon ont déclaré dans deux communiqué distincts qu'ils tenaient le Hamas pour «responsable des tirs de la bande de Gaza» vers Israël. M. Yaalon a cependant estimé que le Djihad islamique était l'auteur du tir de roquette, qui n'a pas été revendiqué.

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