Fin de l'attaque à Kaboul, les quatre assaillants tués

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D'après la police, les assaillants voulaient entrer dans l'hôtel Heetal, qui appartient à la famille du ministre des Affaires étrangères Salahuddin Rabbani et qui compte une importante clientèle occidentale.

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Agence France-Presse
KABOUL

Les forces de sécurité afghanes ont abattu tôt mercredi à Kaboul quatre combattants talibans lourdement armés qui avaient tenté de prendre d'assaut un hôtel fréquenté par des Occidentaux, propriété de la famille du ministre des Affaires étrangères.

Tirs et explosions ont retenti toute la nuit dans le quartier huppé de Wazir Akbar Khan où quatre hommes armés d'un lance-roquettes, d'un lance-grenades et de fusils d'assaut AK47 ont tenté de pénétrer dans l'hôtel Heetal.

L'attaque, lancée vers 23h00 locales et revendiquée par les talibans, «n'a fait aucune victime civile ni militaire», a annoncé le vice-ministre de l'Intérieur Mohammad Ayoub Salangi.

D'après la police, les assaillants voulaient entrer dans l'hôtel Heetal qui appartient à la famille du ministre des Affaires étrangères Salahuddin Rabbani et compte une importante clientèle occidentale.

Mais ils se sont heurtés aux gardes de sécurité de l'établissement qui ont aussitôt riposté et les ont contraints à s'abriter derrière des arbres, avait expliqué à l'AFP le porte-parole de la police de Kaboul Ebadullah Karimi alors que l'attaque était toujours en cours.

«Heetal est très bien protégé. Après une ou deux explosions, nos gardes ont commencé à tirer sur les assaillants qui n'ont pas pu pénétrer à l'intérieur», a déclaré le gérant de l'hôtel, M. Beizhan, au téléphone à l'AFP depuis l'intérieur de l'hôtel.

L'hôtel Heetal avait été endommagé en 2009 par un attentat-suicide devant son entrée, qui avait fait huit morts et 40 blessés.

Le quartier de Wazir Akhbar Khan, qui abrite plusieurs ambassades et résidences pour diplomates, a été la cible des talibans à plusieurs reprises par le passé.

Davantage de victimes civiles 

Les talibans ont lancé fin avril leur traditionnelle «offensive de printemps», qu'ils ont baptisée «Azm» («Détermination»), marquée depuis par des attentats réguliers et des combats quasi quotidiens contre les forces de sécurité afghanes.

Ces dernières 24 heures, au moins 26 policiers et soldats, ainsi qu'une femme, ont été tués dans une série de raids rebelles talibans dans le sud instable de l'Afghanistan, ont annoncé plus tôt dans la journée de mardi les autorités locales.

Lundi plus de 70 civils ont été blessés lorsqu'un kamikaze taliban a précipité un camion chargé d'une tonne d'explosifs contre un complexe gouvernemental dans le sud du pays.

A Kaboul, un attentat taliban à la voiture piégée a tué quatre personnes et fait des dizaines de blessés le 19 mai dernier, sur le parking du ministère de la Justice.

Bien que les talibans disent viser avant tout les forces de sécurité afghanes, qui payent un lourd tribut au conflit, et leurs alliés occidentaux, ces attaques tuent de plus en plus de civils, selon l'ONU, qui a recensé une hausse de 16% du nombre de victimes civiles dans les 4 premiers mois de 2015 par rapport à la même période de 2014.

La nouvelle «saison des combats» est la première sans la présence massive des forces internationales, après les 13 années de conflit qui ont suivi la chute du régime taliban en 2001.

Depuis le départ de l'essentiel des troupes de combat de l'OTAN en décembre, les forces de sécurité afghanes sont seules face à l'insurrection talibane. Une force résiduelle de quelque 12 500 hommes est restée sous la bannière de l'Otan pour assurer la formation de l'armée locale jusqu'en 2016.

Le gouvernement afghan est critiqué pour son incapacité à mettre fin à ces violences, favorisées selon ses détracteurs par la récente vacance du pouvoir dans certains secteurs, le gouvernement n'ayant toujours pas fini de former son gouvernement, plus de six mois après l'intronisation du président Ashraf Ghani, successeur d'Hamid Karzaï.

Jeudi dernier, M. Ghani a proposé Mohammad Masoom Stanekzai, secrétaire du Haut conseil pour la paix, un organisme chargé de rallier les talibans à des négociations de paix, au poste de ministre de la Défense, une proposition qui devra être approuvée par le parlement.

Ce poste clé est resté vacant jusqu'ici en raison de désaccords entre M. Ghani et son chef de l'exécutif, son ancien rival à l'élection présidentielle de 2014, Abdullah Abdullah, qui soutenait un autre candidat.

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