Yémen: 52 morts dans des violences dans le sud

Des résidants de Sanaa constatent les dégâts causés... (PHOTO KHALED ABDULLAH, REUTERS)

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Des résidants de Sanaa constatent les dégâts causés par des frappes aériennes, le 18 avril.

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Agence France-Presse
ADEN

Au moins 52 personnes ont été tuées en près de 24 heures dans le sud du Yémen dans des combats entre partisans et adversaires du président et des raids aériens de la coalition arabe, ont indiqué samedi des sources médicales et militaires.

Ce bilan, qui s'ajoute aux 76 morts recensés vendredi, porte à 128 le nombre des personnes tuées en deux jours dans le sud du Yémen, selon un bilan compilé par l'AFP de sources médicales, militaires et tribales.

Des coups de feu et des explosions ont résonné toute la nuit dans des quartiers résidentiels de Taëz (sud-ouest), la troisième ville du Yémen, où 27 personnes ont péri dans de violents combats entre les rebelles chiites pro-iraniens et les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, appuyées par les raids aériens de la coalition dirigée par Riyad, ont indiqué des habitants.

«Parmi les personnes tuées figurent 19 rebelles chiites», a déclaré à l'AFP la source médicale, ajoutant que quatre soldats et quatre combattants pro-Hadi avaient péri dans les violences de la nuit.

L'aviation de la coalition a violemment bombardé vendredi le palais présidentiel à Taëz, l'endommageant sérieusement, et visé des positions des forces spéciales de sécurité, fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh, selon des témoins.

M. Saleh s'est allié aux rebelles chiites, dits Houthis, qui, partis l'an dernier de Saada, leur fief dans le nord du Yémen, ont lancé une offensive fulgurante qui leur a permis de prendre le contrôle de la capitale Sanaa et de plusieurs régions du nord, du centre et de l'ouest du pays.

Pendant leur progression dans le sud, le président Hadi a dû fuir Aden, la deuxième ville du pays, où il s'était réfugié, pour s'exiler en Arabie saoudite.

Des quartiers d'Aden, notamment Dar Saad et Al-Moalla, ont été dans la nuit le théâtre de nouveaux affrontements, ont indiqué des habitants.

«Au total, 13 civils, dont trois femmes, et trois combattants pro-Hadi ont été tués depuis vendredi soir à Aden», a déclaré à l'AFP le directeur régional de la Santé Al-Khadher Lassouar.

Un adjoint au gouverneur d'Aden, Nayef Al-Bekri, a précisé à l'AFP que ces 16 personnes avaient été mortellement touchées par des tireurs d'élite de la rébellion, postés «par dizaines sur les toits d'immeubles dans différents quartiers».

À Ras Amrane, à 15 km plus à l'ouest, des combattants pro-Hadi ont été engagés dans de violents combats contre des rebelles et leurs alliés qui tentaient, depuis cinq jours, d'avancer vers la raffinerie d'Aden, ont indiqué des membres des «comités populaires», des paramilitaires qui défendent le chef de l'État.

Là aussi, des avions de combat ont bombardé les positions des rebelles et leurs alliés, selon les mêmes sources.

Dans la province voisine de Lahj, des affrontements pour le contrôle de la base aérienne d'Al-Anad ont eu lieu dans la nuit entre les rebelles et des combattants pro-Hadi qui, soutenus par des hommes de tribus, ont réussi à progresser dans le secteur et à contrôler une colline surplombant la base, selon des sources militaires.

En outre, neuf rebelles ont péri samedi dans deux embuscades tendues par des combattants pro-Hadi au nord et au nord-ouest de Dhaleh, chef-lieu d'une province de même nom, au nord d'Aden, a indiqué à l'AFP Nasser al-Chaïbi, un porte-parole des forces favorables au chef de l'État.

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