Gestion de résidences: Nétanyahou visé par un rapport

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Benyamin Nétanyahou a été critiqué par plusieurs médias sur son train de vie jugé excessif.

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Agence France-Presse
Jérusalem

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, en pleine campagne électorale, a été visé mardi par un rapport du contrôleur général des comptes dénonçant des dépenses excessives dans la gestion de résidences publiques et privées.

Le contrôleur général des comptes, Joseph Shapira, ne recommande pas d'engager de procédure judiciaire contre le chef du gouvernement, cela ne relevant pas de ses compétences, mais fournit dans ce rapport des éléments à l'attention du procureur général Yehuda Weinstein, qui pourraient être utilisés contre M. Nétanyahou.

Le rapport de M. Shapira détaille une hausse drastique des dépenses d'entretien, de nourriture et de maintenance dans sa résidence officielle de Jérusalem et un domicile privé à Césarée, depuis la prise de fonction de M. Nétanyahou en 2009.

Le Premier ministre, présenté dans les sondages comme favori pour conserver son poste à l'issue des élections législatives anticipées du 17 mars, a été critiqué par plusieurs médias sur son train de vie jugé excessif.

Le rapport mentionne notamment un supposé trafic de consignes de bouteilles vides impliquant l'épouse du Premier ministre, Sara, également mise en cause dans l'embauche excessive d'un électricien, appelé tous les weekends à Césarée durant trois mois.

Le texte évoque enfin l'achat d'accessoires de jardin pour la résidence de Jérusalem mais utilisés à Césarée, et des dépenses de coiffeur et maquillage deux fois supérieures à la somme allouée pour ce poste budgétaire au couple Nétanyahou.

Des éléments de preuves concernant notamment les consignes de bouteilles, le mobilier de jardin et l'électricien, considéré comme un proche des Nétanyahou, ont été transmis ce mois-ci au procureur Yehuda Weinstein, car ils sont potentiellement répréhensibles sur le plan pénal, ont précisé M. Shapira et son porte-parole.

M. Shapira, qui dénonce des dépenses contraires aux principes «d'économies et d'efficacité», détaille des excès par exemple sur les dépenses de nourriture dans la résidence de Jérusalem, passées de 211 000 shekels (67 600 $) en 2009 à 458 000 shekels (147 000 $) en 2012. En dépit d'un cuisinier travaillant au service du couple, 92 000 shekels (29 500 $) ont été dépensés pour des livraisons de restaurants en 2011.

Le parti de M. Nétanyahou, le Likoud, a affirmé qu'il «respectait les conclusions» du rapport et avait mis en place plusieurs recommandations, tout en liant la publication du rapport à «une campagne médiatique» hostile au Premier ministre.

Les dépenses ont augmenté sous la gestion de Meni Naftali, un «ancien fonctionnaire aigri» chargé de l'entretien, qui avait poursuivi Mme Nétanyahou en justice pour mauvais traitement, avance également le Likoud.

«Le bureau du Premier ministre va oeuvrer à mettre en place toutes les recommandations (...) dans la continuation des actions déjà entreprises et qui ont été notées dans le rapport», a réagi le bureau de M. Nétanyahou dans un communiqué distinct.

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