L'OTAN va étudier une demande d'assistance de l'Irak

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Le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg

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Agence France-Presse
BRUXELLES

L'OTAN va étudier une demande d'assistance de l'Irak dans le domaine de la formation et du conseil à ses forces armées qui combattent le groupe Etat islamique, a appris l'AFP jeudi de sources concordantes.

«L'Irak a demandé un soutien de l'OTAN pour le renforcement de ses capacités de défense», a déclaré le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, lors d'un discours à Doha.

Les 28 chefs d'État et de gouvernement de l'Alliance avaient relancé début septembre, lors d'un sommet au Pays de Galles, les programmes de l'OTAN pour aider des pays partenaires à réformer leurs armées et ils s'étaient dits prêts à examiner «sérieusement» toute demande d'aide de l'Irak dans ce cadre.

«L'OTAN peut offrir une large gamme de soutien», a souligné un responsable de l'OTAN, interrogé par l'AFP. Il a évoqué le conseil sur la réforme du secteur de la défense ou dans la lutte contre la corruption, la mise en place d'institutions d'éducation en matière de défense ou de structures d'entraînement, mais aussi une «mission d'entraînement des forces irakiennes».

«Les Alliés vont maintenant étudier cette demande, en coordination étroite avec les autorités irakiennes et avec la coalition internationale contre le groupe Etat islamique» conduite par les États-Unis, a-t-il déclaré.

Un diplomate a toutefois souligné récemment que la mise sur pied d'une mission d'entraînement d'envergure des forces irakiennes par l'OTAN n'était pas envisagée par les Alliés, car ceux-ci ne souhaitent pas envoyer sur place de nombreux soldats, alors que ceux-ci seront indispensables pour assurer la protection des formateurs dans un contexte sécuritaire tendu.

L'OTAN avait mis fin en 2011 à une mission d'entraînement des forces irakiennes déployée depuis 2004, faute d'accord avec le gouvernement précédent, dirigé par Nouri al-Maliki, sur le statut des soldats de l'Alliance qui y participaient.

Le premier ministre Haidar al-Abadi, qui l'a remplacé il y a trois mois, a récemment limogé des hauts responsables de la sécurité et annoncé une intensification de la lutte contre la corruption après avoir découvert que le pays payait des salaires à 50 000 soldats fictifs.

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