Afghanistan: feu vert au maintien de troupes étrangères en 2015

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Le reflet d'une mitrailleuse est vu dans les lunettes d'un soldat américain à bord d'un hélicoptère Chinook survolant la province de Paktia, dans le sud-est de l'Afghanistan, le 11 août.

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Agence France-Presse
KABOUL

Le Parlement afghan a approuvé jeudi l'accord autorisant le maintien d'environ 12 500 soldats étrangers dans le pays après le retrait fin décembre de la majorité des troupes de l'OTAN, dans un contexte d'inquiétude face au regain de violences rebelles.

L'accord bilatéral de sécurité (BSA) avec les États-Unis, et un accord similaire avec l'OTAN ont été adoptés dans la journée par le Sénat, après l'avoir été dimanche par l'Assemblée nationale.

Il entrera officiellement en vigueur une fois signé par le président Ashraf Ghani, qui l'a déjà approuvé.

«Nous avons approuvé les deux documents aujourd'hui», a déclaré à l'AFP un sénateur afghan, Belgis Roshan.

Selon un porte-parole du parlement, Qadamuddin Nekpa, seuls 7 sénateurs ont voté contre ces accords.

Le BSA avait provoqué de nombreuses frictions entre Kaboul et ses alliés occidentaux sous la présidence du prédécesseur de M. Ghani, Hamid Karzaï, qui avait refusé de le signer.

Mais M. Ghani l'a lui signé avec les Occidentaux dès le lendemain de son arrivée au pouvoir, signe de sa volonté de faire repartir sur un bon pied les relations entre Kaboul et les Occidentaux, principaux soutiens militaire et financier de son pays démuni.

La force de l'OTAN en Afghanistan (ISAF), dirigée par les États-Unis qui fournissent la plupart de ses soldats, doit retirer la majorité de ses troupes à la fin de cette année.

Cette échéance marquait en théorie la fin de la mission de combat en Afghanistan, les 12 500 soldats restants devant théoriquement se concentrer sur la formation et le soutien aux forces afghanes.

Elle suscite l'inquiétude à Kaboul, d'autant que la rébellion emmenée par les talibans que les Occidentaux avaient chassés du pouvoir à la fin 2001 y multiplie les attentats dans le pays ces jours-ci, notamment dans la capitale. Signe de ce contexte tendu, Washington a récemment prolongé d'un an la mission de combat des troupes américaines en Afghanistan.

Deux employés de l'ambassade britannique tués

Deux employés de l'ambassade britannique à Kaboul, un Afghan et un Britannique, figurent parmi les victimes de l'attaque perpétrée jeudi matin par les insurgés talibans dans la capitale afghane, a annoncé la diplomatie britannique, condamnant un «attentat épouvantable».

«Je suis profondément peiné de confirmer qu'un Britannique, un civil membre du service de sécurité, ainsi qu'un Afghan travaillant pour l'ambassade, ont été tués», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Philip Hammond, dans un communiqué, précisant qu'un «second membre britannique de l'équipe de sécurité» avait été blessé.

«Je condamne cet attentat épouvantable contre des civils innocents», a-t-il ajouté. Mais «nous ne permettrons pas que de tels actes inhumains nous détournent de notre partenariat avec l'Afghanistan», a-t-il dit.

Selon la police locale, au moins cinq civils afghans et un Britannique ont été tués dans cet attentat-suicide commis contre un véhicule diplomatique britannique. Plus de trente passants, dont cinq enfants, ont également été blessés dans l'explosion, ont indiqué des responsables locaux.

Selon les autorités afghanes, l'attaque a été menée par une voiture piégée qui a explosé à proximité du véhicule diplomatique.

Les talibans afghans ont rapidement revendiqué ce nouvel attentat, qui intervient une semaine avant la tenue d'un sommet à Londres consacré à l'Afghanistan.

Le Royaume-Uni avait retiré lundi ses dernières troupes du sud de l'Afghanistan, l'une des régions les plus agitées du pays, après 13 ans de conflit qui ont coûté la vie à 453 de ses soldats.

Les attaques se sont multipliées ces derniers jours, notamment dans la capitale Kaboul, à quelques semaines du retrait, prévu fin décembre, de la majorité des soldats de la force de l'OTAN qui soutient le fragile gouvernement de Kaboul face aux talibans depuis 2001.

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