Droit des femmes en Afghanistan: OXFAM lance l'alarme

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L'amélioration du droit des femmes, après la période des talibans, a été au centre des préoccupations de la communauté internationale qui a dépensé des milliards de dollars en Afghanistan.

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Agence France-Presse
Kaboul

L'Afghanistan et ses bailleurs de fonds ne doivent pas mettre les droits des femmes dans la balance pour obtenir un accord de paix avec les talibans, a estimé l'ONG OXFAM dans un rapport lundi.

Plus de 20 sessions de discussions préliminaires entre les insurgés talibans, le gouvernement afghan et la communauté internationale se sont déroulées depuis 2005 sans la présence d'une seule femme, constate OXFAM dans son rapport intitulé Behind Closed Doors.

«Il y a des craintes selon lesquelles les droits des femmes pourraient oubliés dans le cadre d'un accord de paix», selon le rapport.

«Chacun reconnait que seuls les efforts de paix incluant et protégeant les femmes ont une chance de réussir à long terme», juge encore OXFAM.

L'amélioration du droit des femmes, après la période des talibans (1996-2001), a été au centre des préoccupations de la communauté internationale qui a dépensé des milliards de dollars en Afghanistan.

Mais l'Afghanistan reste un pays musulman très conservateur et patriarcal, avec nombre de discriminations visant les femmes.

Sous les talibans, les femmes ne pouvaient pas avoir d'emploi et ne pouvaient pas sortir de leur domicile à moins de porter une burqa les couvrant des pieds à la tête et d'être accompagnées d'un homme. Et l'éducation pour les filles était interdite.

Le président Ashraf Ghani, qui a pris ses fonctions le 29 septembre dernier, est favorable aux pourparlers avec les talibans. Il a également dit qu'il travaillerait à améliorer le statut des femmes.

«Avec de nouveaux pourparlers de paix bientôt, il est temps pour le gouvernement afghan et leurs alliés occidentaux de se faire les champions du rôle des femmes dans l'Afghanistan de demain», a dit John Watt, le directeur OXFAM Afghanistan.

Dans une ultime manifestation du danger couru par les défendeurs des droits des femmes en Afghanistan, la député afghane Shukria Barakzai a échappé le 16 novembre dernier à un puissant attentat suicide la visant alors qu'elle circulait à bord de son véhicule blindé.

La constitution afghane garantie l'égalité aux femmes, le droit de travailler et à l'éducation, mais ces principes sont difficilement appliqués.

Les troupes de combat de l'OTAN vont quitter le pays d'ici à la fin de l'année. En 2015, une force étrangère résiduelle d'environ 12 500 hommes, qui sera chargée de l'assistance et de la formation, restera dans le pays pour la mission «Soutien résolu».

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