Israël vote une loi visant à empêcher l'échange de prisonniers

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Le gouvernement israélien avait consenti à libérer un millier de prisonniers palestiniens en 2011 contre le soldat Gilad Shalit, enlevé par un commando palestinien à la lisière de la bande de Gaza en 2006.

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Agence France-Presse
JÉRUSALEM

Le Parlement israélien vient de voter une loi qui empêche de facto la libération de certains détenus palestiniens dans le cadre d'accords politiques ou d'échanges de prisonniers, a indiqué mardi un porte-parole de la Knesset.

Le texte voté lundi soir par 35 voix contre 15 donne aux juges la possibilité d'assortir les condamnations pour meurtres de «circonstances extraordinairement graves», qui empêcheront le gouvernement de libérer les meurtriers, a dit le porte-parole.

Le texte n'a pas d'effet rétroactif pour les prisonniers qui purgent actuellement leur peine. Mais les défenseurs de la loi ont clairement dit qu'il s'agissait d'empêcher la libération de «terroristes» dans le cadre d'échanges de prisonniers ou d'accords politiques.

Le texte a été introduit après la libération de 78 prisonniers lors du dernier cycle de négociations de paix, initié par le secrétaire d'État américain John Kerry entre 2013 et 2014. Ces libérations avaient indigné l'extrême droite israélienne. Israël avait refusé de libérer comme prévu un quatrième et dernier contingent de 26 prisonniers palestiniens. La nouvelle initiative de paix avait capoté en avril.

«La libération massive de terroristes dans le cadre d'accords diplomatiques est une moquerie à l'égard des Israéliens, tout comme le sont les remises de peine en faveur des meurtriers», avait argué la députée à l'origine du texte, Ayelet Shaked, du parti nationaliste religieux Foyer juif.

Le gouvernement avait approuvé le texte en juin.

«Cette loi permet de restaurer la morale dans la politique menée par Israël envers les terroristes, qui doivent mourir en prison, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent», a dit le ministre de l'Économie Naftali Bennett, chef du Foyer juif.

En revanche, pour Nitzan Horowitz, député du Meretz, parti d'opposition de gauche, «tout accord politique implique un échange de prisonniers qui ont pris part au conflit. Si cette loi avait été appliquée dans le passé, Gilad Shalit n'aurait pas été libéré».

Le gouvernement israélien avait consenti à libérer un millier de prisonniers palestiniens en 2011 contre le soldat Gilad Shalit, enlevé par un commando palestinien à la lisière de la bande de Gaza en 2006. Cet échange avait été critiqué par une partie de la droite et l'extrême droite.

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