Des vaches maltraitées pour produire le Parmesan et Grana Padano

Un porte-parole du consortium des producteurs de Parmesan... (photo Alessia Pierdomenico, archives Bloomberg)

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Un porte-parole du consortium des producteurs de Parmesan a confirmé que le bien-être animal n'entrait pour l'instant pas dans les critères imposés aux producteurs de lait.

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Agence France-Presse
Rome

Deux des fromages italiens les plus connus, le Parmesan et le Grana Padano, sont produit avec du lait provenant de vaches souvent maltraitées, émaciées et enfermées en permanence, a accusé samedi une organisation de défense des animaux, vidéos à l'appui.

Compassion in World Farming («compassion dans l'agriculture mondiale», CIWF) a diffusé une vidéo filmée dans neuf exploitations de la vallée italienne du Po, montrant les conditions de vie «choquantes» de vaches épuisées et vivant dans leurs excréments.

CIWF a lancé en même temps samedi une campagne intitulée notonmypasta («pas sur mes pâtes»), destinée à pousser les producteurs de ces deux fromages à imposer des critères minimums de bien-être animal pour leurs fournisseurs de lait, propriétaires d'un demi-million de vaches, pour des ventes de fromage atteignant quelque cinq milliards d'euros annuels.

«Le Parmesan et le Grana Padano sont présentés comme des fromages de très bonne qualité, alors qu'en fait pour les vaches, rien n'est plus loin de la vérité», a déclaré Emma Slawinski, directrice des campagnes pour CIWF.

«Ce que nos enquêteurs montrent, c'est la vie misérable des animaux dans les élevages industriels», a-t-elle ajouté. On y trouve «des animaux très émaciés, surexploités, traités comme des machines à lait, souffrant pour que nous puissions ajouter quelque chose sur nos pâtes».

Un porte-parole du consortium des producteurs de Parmesan a confirmé que le bien-être animal n'entrait pour l'instant pas dans les critères imposés aux producteurs de lait, car «ce n'est pas quelque chose qui a un impact, autre que marginal, sur la qualité du produit».

Mais il a ajouté que les consortiums étaient en train d'examiner la question et s'apprêtait justement à mettre en place un système destiné à assurer un minimum de bon traitement des animaux.




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