Anders Behring Breivik change de nom

Anders Behring Breivik lors de son dernier passage... (Photo Lise Aaserud, REUTERS/Lise Aaserud)

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Anders Behring Breivik lors de son dernier passage devant la justice, en janvier dernier.

Photo Lise Aaserud, REUTERS/Lise Aaserud

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Agence France-Presse
OSLO

Le tueur de masse norvégien Anders Behring Breivik, qui avait massacré 77 personnes en 2011, a changé d'identité et est désormais inscrit à l'état civil sous le nom de Fjotolf Hansen, a annoncé son avocat vendredi.

« Je peux confirmer qu'il a changé de nom. C'est officiel », a déclaré Øystein Storrvik à l'AFP, confirmant une information dévoilée par le journal Verdens Gang (VG).

« Je ne souhaite pas dévoiler le contenu de nos discussions », a-t-il ajouté, interrogé sur les raisons de ce changement.

Une recherche dans le registre norvégien des entreprises confirme que Breivik Geofarm, firme agricole créée par Breivik pour se procurer les engrais qui lui avaient servi à fabriquer une bombe, est désormais enregistrée au nom de Fjotolf Hansen.

Si Hansen est un nom de famille très courant en Norvège, Fjotolf est en revanche un prénom rarissime, voire inédit.

Breivik, aujourd'hui âgé de 38 ans, purge une peine de 21 ans d'emprisonnement susceptible d'être prolongée indéfiniment pour les attentats qu'il avait perpétrés le 22 juillet 2011 contre des cibles coupables, selon lui, de faire le lit du multiculturalisme.

Déguisé en policier, il avait ce jour-là traqué pendant plus d'une heure les participants à un camp d'été de la Jeunesse travailliste, piégés sur l'île d'Utøya, et abattu 69 d'entre eux, pour la plupart des adolescents. Un peu plus tôt, il avait tué huit personnes en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo.

Avant de passer à l'acte, il avait diffusé un « manifeste » idéologique qu'il avait signé sous le nom d'Andrew Berwick.

Breivik, qui se plaint de son isolement en prison, a essuyé jeudi un revers judiciaire, après le refus de la Cour suprême de Norvège, plus haute instance judiciaire du pays, d'examiner son appel sur ses conditions de détention.

Après avoir épuisé tous ses recours dans son pays, il va saisir la Cour européenne des droits de l'Homme, avait indiqué son avocat.




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