La police de Saint-Louis soupçonnée d'infraction aux droits civils

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Un juge fédéral a ordonné la semaine dernière à la police d'arrêter «arbitrairement» de qualifier d'illégales des manifestations pacifiques, ce qui déclenche des arrestations.

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Agence France-Presse
Chicago

Les autorités fédérales ont lancé une enquête visant la police de Saint-Louis, soupçonnée d'avoir enfreint les droits civils lors de récentes manifestations dans cette ville du Missouri, au centre des États-Unis.

L'existence de cette enquête fédérale, qui a pour origine de multiples signalements d'agissements discutables, a été révélée lundi par le département américain de la Justice. La maire démocrate de la ville Lyda Krewson a salué cette opportunité d'obtenir un examen indépendant de la situation.

La police fédérale (FBI) et le bureau du procureur fédéral se penchent sur «des accusations de possibles infractions aux droits civils par des agents des forces de l'ordre dans la région de Saint-Louis», a expliqué le procureur fédéral de cette zone, Jeffrey Jensen, précisant que l'enquête se concentrait sur l'action de la police lors des manifestations qui ont commencé le 15 septembre et ont duré plusieurs semaines.

Ces rassemblements ont été déclenchés par l'acquittement de l'ancien policier blanc Jason Stockley, jugé pour avoir tué par balle en 2011 Anthony Lamar Smith, un homme noir de 24 ans.

Quelques jours après le début de ces protestations, la police a été accusée d'employer une force excessive contre les manifestants, arrêtant notamment de simples passants et des journalistes, et d'avoir utilisé sans raison valable des bombes lacrymogènes.

«Le chef (de la police par intérim Lawrence) O'Toole et moi pensons qu'une enquête indépendante menée par un tiers a du sens», a indiqué Mme Krewson, dans un communiqué.

Les deux responsables avaient appelé de leurs voeux une enquête fédérale sur les méthodes de la police de la ville.

Un juge fédéral a ordonné la semaine dernière à la police de modifier ses procédures, notamment d'éviter l'utilisation de substances chimiques contre des manifestants pacifiques qui ne menacent pas d'enfreindre la loi.

Il lui a également ordonné d'arrêter «arbitrairement» de qualifier d'illégales des manifestations pacifiques, ce qui déclenche des arrestations.

Des décisions prises dans le cadre de poursuites lancées par l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) pour le compte de plusieurs manifestants.

«Bien qu'il soit important que le gouvernement fédéral enquête sur la violation systémique des droits civils, la ville de Saint-Louis devrait désormais discuter pro-activement avec la communauté pour créer un modèle collaboratif de maintien de l'ordre», a souligné l'ACLU dans un communiqué.




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