L'Arkansas prêt à reprendre ses exécutions de prisonniers

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L'Arkansas avait suscité en avril des condamnations internationales en prévoyant d'exécuter huit prisonniers en 11 jours, une précipitation que l'État avait justifiée par la péremption à la fin de ce mois de ses stocks de midazolam.

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Agence France-Presse

Quatre mois après avoir mis à mort des prisonniers de façon accélérée, en raison de la proche péremption d'une substance d'injection létale, l'État américain de l'Arkansas est parvenu à se réapprovisionner en ce produit afin de reprendre ses exécutions.

La directrice de l'administration pénitentiaire de l'Etat, Wendy Kelley, a elle-même acheté 40 ampoules de midazolam, un anxiolytique très controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience, a rapporté Buzzfeed.

Le site d'information a publié une note de frais présentée le 11 août par Mme Kelley, dans laquelle la directrice demande le remboursement de ces 40 ampoules, achetées en liquide pour un total de 250 dollars. Contactée par l'AFP, l'administration pénitentiaire de l'Arkansas n'a pas immédiatement donné suite.

Cet achat en argent comptant et en catimini, sans dévoiler le nom du fournisseur, a en tout cas été immédiatement dénoncé par les militants anti-peine de mort comme une tentative indigne de contournement de l'interdiction que s'imposent les grands laboratoires pharmaceutiques de fournir les prisons américaines en produits mortels.

Dans un courrier daté jeudi, la procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge, a de son côté demandé au gouverneur républicain de l'Etat, Asa Hutchinson, de fixer une date d'exécution pour Jack Greene, qui a été reconnu coupable d'un double meurtre commis en 1991.

L'Arkansas avait suscité en avril des condamnations internationales en prévoyant d'exécuter huit prisonniers en 11 jours, une précipitation que l'État avait justifiée par la péremption à la fin de ce mois de ses stocks de midazolam.

Ce programme avait été la cible de multiples recours judiciaires et l'État n'avait finalement pu exécuter «que» quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée.

Dans le but de réaliser ces exécutions, Wendy Kelley avait elle-même été chercher en voiture du chlorure de potassium, l'une des substances utilisées dans les injections létales.




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