Le retrait de statues des confédérés s'accélère

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Des manifestants à Durham, en Caroline du Nord, ont utilisé une corde pour déboulonner une statue presque centenaire d'un soldat tenant un fusil devant un ancien palais de justice.

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Jesse J. Holland
Associated Press

Des travailleurs embauchés par les Filles de la Confédération ont retiré une statue d'un soldat confédéré à Gainesville, en Floride, l'ont embarquée rapidement dans un camion et sont partis discrètement.

À Baltimore, la mairesse Catherine Pugh a dit être prête à retirer toutes les statues de l'armée confédérée dans sa ville, et le conseil de ville a voté pour leur destruction. Les législateurs à San Antonio s'apprêtent à décider du retrait d'une statue d'un parc populaire du centre-ville.

Le rassemblement meurtrier de suprémacistes blancs à Charlottesville, en Virginie, accélère le retrait de représentations de l'armée confédérée dans des villes à travers le pays, rappelant l'abandon de drapeaux confédérés sur des terrains publics à la suite d'une fusillade en 2015.

Après que la statue connue sous le nom de «Old Joe» eut été remise aux Filles de la Confédération, qui l'avaient érigée en 1904, le maire de Gainesville, Lauren Poe, a déclaré lundi qu'il ne fallait pas «glorifier une partie de l'histoire devant les édifices qui témoigne en fait du péché originel de l'Amérique».

Certaines personnes ont refusé d'attendre. Des manifestants à Durham, en Caroline du Nord, ont utilisé une corde pour déboulonner une statue presque centenaire d'un soldat tenant un fusil devant un ancien palais de justice. Selon des vidéos des forces de l'ordre, certains ont donné des coups de pieds sur la statue, tandis que d'autres se sont pris en photo placés sur la statue. Ces manifestants seront accusés au criminel, a indiqué mardi le shérif Mike Andrews.

Plusieurs responsables ayant été scandalisés par les événements ayant fait un mort et plusieurs blessés samedi à Charlottesville ont rapidement commencé à promouvoir des plans de retrait des statues.

Certains se demandent tout de même si la destruction ou le retrait complet est la bonne voie à suivre.

Un professeur de droit et directeur du centre sur le terrorisme à l'Université St. Mary à San Antonio a qualifié les retraits des statues de «pente glissante», disant que juger les figures historiques par une lentille moderne peut être hasardeux.

«Une démocratie saine et les gens qui en font partie devraient pouvoir dire »Ceci est notre histoire«. Et l'histoire est faite d'actions d'êtres humains, et les êtres humains ne sont pas parfaits», a affirmé Jeffrey F. Addicott, qui a tenu à dire qu'il parlait en son nom et non pour la faculté de droit.

Les statues peuvent être retirées, mais si vous les placez «dans un entrepôt pour qu'on ne les voie plus jamais (...), vous effacez ou réécrivez en quelque sorte l'histoire», a-t-il soutenu.




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