Une collusion avec Poutine? Trump trouve l'idée absurde

Donald Trump a rencontré son homologue russe Vladimir... (PHOTO AP)

Agrandir

Donald Trump a rencontré son homologue russe Vladimir Poutine pour la première fois au sommet du G20, à Hambourg, le 7 juillet.

PHOTO AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Ivan Couronne
Agence France-Presse
Washington

Donald Trump considère comme illogique le principe d'une collusion avec Vladimir Poutine durant la campagne présidentielle de 2016, et affirme que la Russie aurait au contraire bénéficié d'une victoire d'Hillary Clinton.

> Réagissez sur le blogue de Richard Hétu

Le président des États-Unis a tenté ainsi de prendre de la hauteur pour répondre aux révélations qui visent depuis quelques jours son fils aîné, Donald Jr., et son gendre, Jared Kushner.

Les deux hommes, ainsi que Paul Manafort, ancien directeur de campagne, ont rencontré en juin 2016, en pleine campagne, une avocate russe qu'ils croyaient venue offrir des renseignements russes sur Hillary Clinton. Ce qui s'assimilerait à une tentative de coordination avec la Russie - même si l'avocate n'avait apparemment pas les informations attendues, et dit qu'elle n'a rien à voir avec le Kremlin.

Donald Trump a défendu son fils, le disant «ouvert, transparent et innocent».

Et lors de sa seule apparition publique depuis samedi, il a décrit pourquoi son élection a desservi les intérêts stratégiques du président russe.

«Si Hillary avait gagné, notre armée aurait été décimée, nos énergies seraient devenues beaucoup plus chères, c'est ce que Poutine n'aime pas chez moi. C'est pourquoi je dis: pourquoi voudrait-il de moi?» a interrogé le dirigeant américain lors d'un entretien avec la chaîne chrétienne CBN.

Le républicain soutient le développement et l'exportation par les États-Unis de pétrole et de gaz, ce qui contribue à maintenir les prix du pétrole bas. «Il préfère Hillary qui veut des éoliennes. Il la préférerait car cela ferait monter les prix de l'énergie et la Russie dépend beaucoup de l'énergie», a dit le milliardaire.

Tout en déclarant qu'il s'entendait «très, très bien» avec Vladimir Poutine, qu'il a rencontré la semaine dernière lors d'un sommet du G20 en Allemagne.

Vladimir Poutine et Hillary Clinton, alors secrétaire d'État,... (NYT) - image 2.0

Agrandir

Vladimir Poutine et Hillary Clinton, alors secrétaire d'État, lors d'un sommet économique à Vladivostok, en septembre 2012.

NYT

«Rien d'illégal»

Le consensus des services de renseignement américains, formalisé dans un rapport public, est que Moscou a organisé une campagne de désinformation et de piratage dans le but de nuire à Hillary Clinton et d'aider Donald Trump.

Parallèlement, les proches de ce dernier organisaient mercredi la défense pour isoler le président des agissements de son fils aîné.

«La rencontre elle-même et ce qui s'y est passé ne viole pas la loi. Le président n'était pas au courant», a assuré Jay Sekulow, l'un de ses avocats, sur ABC.

Donald Trump lui-même a déclaré à Reuters, mercredi: «Je n'étais pas au courant jusqu'à ce que j'en entende parler il y a quelques jours».

La question de la légalité du rendez-vous est distincte de celle qui intéresse de nombreux élus du Congrès, démocrates et républicains: Don Jr. aurait-il dû informer les autorités de la proposition étrange émanant de la Russie?

La question a été posée mercredi par un républicain à l'homme nommé à la tête du FBI par Donald Trump, Christopher Wray, qui - hasard du calendrier - témoignait lors d'une audition.

«Toute menace ou tentative d'interférer dans nos élections, de la part de n'importe quel acteur étatique ou non-étatique, correspond au type de choses dont le FBI aimerait être au courant», a-t-il répondu sans équivoque. 

Paranoïa à la Maison-Blanche 

Le futur directeur du FBI a aussi poliment marqué son indépendance en déclarant que l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion n'était pas «une chasse aux sorcières», le terme employé par le président américain qui s'en estime la victime.

Des signes indiquent que la crise actuelle est plus grave que les précédentes.

Selon d'innombrables sources anonymes qui s'épanchent auprès du New York Times ou du Washington Post, Donald Trump est furieux de voir l'affaire russe gagner en ampleur et exaspéré contre ses collaborateurs, particulièrement à cause des fuites à répétition, ce qui décuple la paranoïa interne.

Alors qu'il est resté invisible depuis samedi, des journalistes ont rapporté qu'il passait beaucoup de temps devant sa télévision.

Réponse, sur Twitter, du milliardaire: «La M.B. (Maison-Blanche) fonctionne parfaitement bien, concentrée sur la santé, les baisses d'impôts et beaucoup d'autres choses. J'ai très peu de temps pour regarder la télévision». 

Il s'envolera mercredi soir pour Paris, où il doit rencontrer le président Emmanuel Macron jeudi, et participer aux cérémonies du 14 juillet vendredi.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer