Trump accusé d'avoir demandé l'arrêt d'une enquête du FBI

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L'ancien patron du FBI James Comey avait pris l'habitude de rédiger des mémos sur ces conversations avec Donald Trump en raison de ce qu'il percevait comme des «tentatives déplacées du président d'influencer une enquête en cours».

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Jerome CARTILLIER
Agence France-Presse
Washington

La situation de Donald Trump devient chaque jour plus inconfortable: déjà accusé d'avoir été trop bavard avec des diplomates russes, le président des États-Unis est désormais soupçonné d'avoir tenté de mettre fin à une enquête du FBI.

> Réagissez sur le blogue de Richard HétuMoins de quatre mois après son arrivée au pouvoir et à quelques jours de son départ pour son premier grand voyage à l'étranger, ces révélations explosives en cascade placent le locataire de la Maison-Blanche dans une position difficile.

Selon un article du New York Times publié mardi soir, M. Trump a demandé mi-février au directeur du FBI James Comey, qu'il a limogé avec fracas la semaine dernière, de mettre un terme aux investigations visant Michael Flynn, son ancien conseiller à la sécurité nationale.

Détail accablant: M. Comey a relaté cette conversation dans une note écrite, citée par le quotidien «C'est quelqu'un de bien. J'espère que vous pourrez laisser tomber», aurait affirmé M. Trump, selon cette note rédigée par le patron du puissant Federal Bureau of Investigation.

La Maison-Blanche a catégoriquement contesté cette version des faits, qui pourrait constituer une possible obstruction à la justice, affirmant que le président n'avait «jamais demandé à M. Comey ou qui que ce soit d'autre de clore aucune enquête».

«Ce n'est pas un récit fidèle (...) de la conversation entre le président et M. Comey», a indiqué un responsable de l'administration sous couvert d'anonymat.

Dans un témoignage jeudi devant le Sénat, le directeur par intérim du FBI, Andrew McCabe, avait affirmé qu'il n'y avait eu «aucune tentative» d'entraver l'enquête sur les liens possibles entre des membres de l'équipe Trump et la Russie.

L'enquête visant M. Flynn, qui est toujours en cours, est distincte de cette dernière. M. Flynn a été contraint à la démission le 13 février pour avoir omis de révéler des contacts répétés avec l'ambassadeur russe aux États-Unis, dont certains auraient porté sur des sanctions américaines contre Moscou.

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Donald Trump et Michael Flynn à Mar-a-Lago - baptisé la «Maison-Blanche du sud» par le président américain - en février dernier.

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«L'histoire nous regarde»

Selon le New York Times, M. Comey était connu auprès de ses collaborateurs pour noter scrupuleusement le contenu de toutes les conversations dont il pensait qu'elles pouvaient prêter à discussion par la suite.

Les réactions ont fusé au Congrès où la pression monte depuis quelques jours pour que M. Comey vienne livrer sa version des faits.

Le chef de file de l'opposition démocrate du Sénat, Chuck Schumer, s'est déclaré «secoué» par ces dernières révélations. «C'est un test sans précédent pour le pays. Je le dis à tous mes collègues du sénat: l'histoire nous regarde», a-t-il lancé sur un ton grave depuis l'hémicycle.

«C'est une des plus graves accusations qu'on puisse porter contre un dirigeant», a renchéri le sénateur démocrate Dick Durbin.

Le républicain Richard Burr, président de la commission sénatoriale du renseignement, s'est montré nettement plus circonspect. «Je pense que le directeur (Comey) nous aurait peut-être informé s'il y avait eu une demande de cette nature», a-t-il affirmé, jugeant qu'il faudrait «plus que des sources anonymes» pour le convaincre.

M. Flynn a été forcé de démissionner le 13 février pour avoir omis de révéler des contacts répétés avec l'ambassadeur russe aux États-Unis l'an dernier, dont certains auraient porté sur des sanctions américaines contre Moscou.

«Crédibilité entamée»

Avant ces nouvelles révélations du New York Times, la Maison-Blanche s'était employée mardi à contester l'idée selon laquelle M. Trump aurait compromis la sécurité des États-Unis en livrant des informations sensibles au chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Selon plusieurs médias américains, Israël aurait fourni ces informations aux États-Unis dans le cadre d'un strict accord de renseignement et ne voulait pas qu'elles soient partagées avec un autre pays.

Ces informations, qui concernent la capacité du groupe État islamique à armer de manière sophistiquée des ordinateurs portables, sont si sensibles qu'elles n'ont même pas été partagées au sein de l'alliance des «Five Eyes» (États-Unis, Royaume-Uni, Australie, Canada et Nouvelle-Zélande), selon le Wall Street Journal.

Dépêché pour la seconde fois en deux jours devant la presse, le conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump, le général H.R. McMaster, a défendu les propos échangés avec M. Lavrov la semaine dernière, affirmant qu'«en aucun cas» la conversation du président américain n'avait pu porter atteinte à la sécurité nationale.

Donald Trump lui-même s'est lui-même défendu sur Twitter, de son «droit» à partager des informations concernant «le terrorisme et la sécurité aérienne».

Pour Leon Panetta, ancien directeur de la CIA, cette nouvelle affaire «entame la crédibilité de la présidence» américaine.

H.R. McMaster... (AP) - image 3.0

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H.R. McMaster

AP

«Crédibilité entamée» 

Avant ces nouvelles révélations du New York Times, la Maison-Blanche s'était employée mardi à contester l'idée selon laquelle M. Trump aurait compromis la sécurité des États-Unis en livrant des informations sensibles au chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Selon plusieurs médias américains, Israël aurait fourni ces informations aux États-Unis dans le cadre d'un strict accord de renseignement et ne voulait pas qu'elles soient partagées avec un autre pays.

Ces informations, qui concernent la capacité du groupe État islamique à armer de manière sophistiquée des ordinateurs portables, sont si sensibles qu'elles n'ont même pas été partagées au sein de l'alliance des «Five Eyes» (États-Unis, Royaume-Uni, Australie, Canada et Nouvelle-Zélande), selon le Wall Street Journal.

Dépêché pour la seconde fois en deux jours devant la presse, le conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump, le général H.R. McMaster, a défendu les propos échangés avec M. Lavrov la semaine dernière, affirmant qu'«en aucun cas» la conversation du président américain n'avait pu porter atteinte à la sécurité nationale.

Donald Trump lui-même s'est lui-même défendu sur Twitter, de son «droit» à partager des informations concernant «le terrorisme et la sécurité aérienne».

Pour Leon Panetta, ancien directeur de la CIA, cette nouvelle affaire «entame la crédibilité de la présidence» américaine.




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