Donald Trump acclamé par ses partisans en Floride

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Un partisan de Donald Trump est monté sur l'estrade et a tendrement enlacé son président.

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Michael MATHES, Nicolas Revise
Agence France-Presse
Melbourne et Washington

Donald Trump a ravi ses partisans samedi soir lors d'un grand rassemblement en Floride, comme s'il était encore en campagne électorale, assurant sur un ton combatif, voire agressif, que sa présidence se déroulait «sans heurt» malgré un premier mois houleux à la Maison-Blanche.

Dans son discours devant des milliers de personnes rassemblées dans un hangar à l'aéroport de Melbourne, en Floride, le milliardaire au programme populiste, nationaliste et protectionniste a de nouveau attaqué les médias «malhonnêtes», les accusant de propager des «mensonges», des «fausses informations».

«La Maison-Blanche fonctionne tellement sans accroc, sans heurt. Croyez-moi, j'ai hérité d'un grand bazar», a lancé le successeur de Barack Obama, sous les cris et les applaudissements de ses partisans.

Pourtant la jeune présidence Trump est secouée par une série de revers politiques, comme la suspension par la justice de son décret anti-immigration, la démission de son conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, par de vives tensions avec les médias et par des fuites à répétition.

Arrivé à Melbourne à bord du Boeing présidentiel Air Force 1, Donald Trump avait lâché à la presse que «la vie est une campagne» politique. Il doit poursuivre son week-end prolongé à Mar-a-Lago, son club de luxe qu'il a surnommé «la Maison-Blanche du Sud» et où il a prévu d'organiser de nombreuses réunions d'ici lundi.

Melania prie

Sur ce terrain des rassemblements qu'il affectionne tant, le président, très à l'aise, portant une veste sur une chemise blanche, col ouvert, a d'abord laissé son épouse Melania dire le «Notre Père», la plus connue des prières chrétiennes.

Il l'a embrassée, avant d'appeler sur scène l'un de ses fans pour l'enlacer et lui laisser dire «Monsieur le président, merci Monsieur!»

À la grande satisfaction d'une foule bon enfant et familiale, le tribun a attaqué une presse généraliste «devenue une grande partie du problème, une partie d'un système corrompu».

«Nous sommes un peuple libre et indépendant, nous ferons nos propres choix. Nous sommes ici aujourd'hui pour dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité», a lancé le président, martelant son slogan de campagne «Rendre sa grandeur à l'Amérique».

Le secrétaire général de la Maison-Blanche, Reince Priebus, a déclaré aux médias qu'ils devaient prendre «très au sérieux» les avertissements du président Trump, dans une interview à la chaîne CBS samedi.

Il a notamment dénoncé les «informations bidon» comme «celle du New York Times selon laquelle nous avons été en contact constant avec les responsables russes» ou du Wall Street Journal affirmant que les services de renseignement n'informaient pas correctement le président.

«Terroristes islamiques»

M. Trump a promis encore de sécuriser les frontières. Pour ce faire, la construction d'un mur avec le Mexique va débuter «très bientôt» et «les terroristes islamiques radicaux seront, bon sang, maintenus hors du pays!»

M. Trump a égrené d'autres promesses de campagne: ramener l'emploi américain, reconstruire les forces armées et abroger l'assurance maladie Obamacare, qu'il a qualifiée de «désastre».

Ses partisans - des femmes coiffées de la célèbre casquette rouge «Rendre à l'Amérique sa grandeur, des hommes vêtus du T-shirt «Les motards avec Trump» - étaient au rendez-vous.

«J'aime notre président, il nous défend, nous le peuple», s'est exclamé Gene Huber, un vendeur de voitures de West Palm Beach, venu dans les premiers faire la queue à 4h00 du matin pour ne pas rater Donald Trump.

M. Huber, comme d'autres inconditionnels, ne s'inquiète pas le moins du monde des premiers pas chaotiques du président Trump.

«C'est un dirigeant mondial dorénavant qui prend les commandes», a affirmé cet homme blanc de la classe moyenne, représentatif de l'électorat qui a porté au pouvoir ce chef d'État atypique.

«Avec Trump à 100 %»

«Il ne doit rien à personne, je suis avec lui à 100 %», abonde Robert Sponsler, 64 ans, retraité des chemins de fer de Jacksonville, en Floride.

C'est dans cet État très peuplé du sud-est des États-Unis, qu'il a remporté le 8 novembre, que Donald Trump passe ce week-end prolongé, dans sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago qu'il a surnommée «la Maison-Blanche du Sud».

Mais après un mois de présidence Trump, l'électorat américain est plus polarisé que jamais.

Plus de huit républicains et proches des républicains sur dix (84 %) approuvent sa conduite des affaires, dans une enquête du centre de recherche Pew.

Si ce taux dans son camp politique correspond à celui de ses prédécesseurs, M. Trump affiche un score historiquement bas pour un début de présidence chez ses opposants, avec à peine 8 % de démocrates ou affiliés qui sont satisfaits.

Ce sondage date d'avant le départ de son conseiller diplomatique Michael Flynn, forcé de démissionner le 14 février pour avoir menti sur la teneur de ses contacts avec la Russie avant l'investiture du 20 janvier.




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