La femme d'«El Chapo» assiste à son audience à New York

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Emma Coronel n'a fait aucune déclaration à la centaine de journalistes qui l'attendaient à la sortie de l'audience.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Le célèbre narcotrafiquant mexicain Joaquin « El Chapo » Guzman, incarcéré aux États-Unis depuis son extradition du Mexique le 19 janvier, a pu apercevoir vendredi sa jeune épouse lors d'une audience devant un tribunal new-yorkais vendredi.

Vêtue de noir, une écharpe jaune autour du cou, Emma Coronel, une ex-reine de beauté de 27 ans, n'a pu qu'échanger des regards avec son mari pendant les 40 minutes d'audience devant le tribunal fédéral de Brooklyn.

Elle n'a fait aucune déclaration à la centaine de journalistes qui l'attendaient à la sortie de l'audience, où les mesures de sécurité avaient été renforcées avec policiers en gilets pare-balles et doubles portiques de sécurité pour accéder à la salle.

Guzman, 59 ans, est accusé d'avoir dirigé pendant 25 ans l'un des plus puissants cartels de drogue qu'ait jamais connus le continent américain.

Les avocats commis d'office ont demandé au juge fédéral Brian Cogan d'autoriser la jeune femme, de 32 ans la cadette d'« El Chapo », à lui rendre visite dans sa prison de Manhattan, le Metropolitan Correctional Center.

Mais le juge a refusé. « La décision revient aux autorités carcérales, ce dossier est inhabituel », a répondu M. Cogan.

Les autorités carcérales refusent toute visite en raison des évasions spectaculaires de M. Guzman.

Arrêté au Guatemala en juin 1993, il s'était échappé en 2001 d'une prison de haute sécurité mexicaine, caché dans un panier de linge sale. Il avait été arrêté en février 2014 à Mazatlan, où il se cachait avec sa femme et leurs jumelles nées aux États-Unis.

Il s'est évadé à nouveau 17 mois plus tard, par un tunnel creusé sous la douche de sa cellule, avant d'être capturé en janvier 2016.

Dans son quartier de haute sécurité, « El Chapo » n'a pas le droit d'appeler directement ses proches, ni ses avocats au Mexique. Il est à l'isolement 23 heures sur 24, avec seulement une heure d'exercice en solitaire autorisée.

« On ne peut même pas lui donner un verre d'eau », a déploré Michelle Gelernt, l'une de ses avocates, qualifiant d'« horribles » et d'« excessives » les restrictions auxquelles il est soumis.

En tenue de prisonnier bleue, et assisté d'un interprète, « El Chapo » n'a eu aucune réaction pendant l'audience vendredi, restant impassible.

Il s'agissait de la première séance formelle de préparation de son procès, qui s'annonce complexe tant les activités de son cartel étaient étendues. La prochaine devrait avoir lieu début mai.

Le lendemain de son extradition aux États-Unis, Guzman a été inculpé de 17 chefs d'accusation pour avoir dirigé le cartel de Sinaloa. Il risque, en cas de condamnation, la prison à vie, et a plaidé non coupable.

Ses avocats ont contesté le processus d'extradition.

« Le gouvernement américain affirme que le gouvernement mexicain a signé ou préparé un document donnant son accord pour qu'il soit inculpé ici mais nous n'avons pas vu ce document », a déclaré Mme Gelernt.

« Les responsables consulaires refusent de nous donner les papiers sans exiger une signature de M. Guzman [...] Aucun avocat dans ces conditions n'autoriserait M. Guzman à signer un papier qu'il n'a pas pu lire et que nous n'avons pas pu examiner », a-t-elle ajouté.

Le Mexique a longtemps refusé de transférer M. Guzman aux États-Unis. Mais après sa capture en janvier 2016, ils avaient fini par accepter de l'extrader.




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