L'auteur de l'attaque à l'aéroport de Fort Lauderdale plaide non coupable

Esteban Santiago Ruiz a comparu devant un tribunal... (Photo Lynne Sladky, AP)

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Esteban Santiago Ruiz a comparu devant un tribunal de Fort Lauderdale, lundi.

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Agence France-Presse
Miami

Un ancien militaire américain, qui risque la peine de mort pour avoir abattu début janvier cinq personnes dans un aéroport de Floride, a plaidé lundi non coupable devant un juge fédéral.

Vêtu de l'uniforme rouge des détenus de prisons de haute sécurité, menotté aux poignets et chevilles, Esteban Santiago Ruiz, 26 ans, a comparu devant un tribunal de Fort Lauderdale pour se voir signifier formellement ses 22 chefs d'inculpation.

Il risque la peine capitale ou la prison à perpétuité s'il est condamné.

«Monsieur Esteban Santiago Ruiz plaide non coupable», a simplement indiqué son avocat, Eric Cohen, au juge fédéral Barry Seltzer.

Le magistrat a lu chacun des 22 chefs d'inculpation, demandant à l'accusé s'il les comprenait. «Oui», a répondu l'accusé à chaque fois, d'un ton calme.

Après son arrestation, l'homme avait pourtant confié aux enquêteurs avoir préparé en amont son attaque commise à l'aéroport de Fort Lauderdale, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Miami.

Ancien militaire, M. Ruiz était arrivé le 6 janvier à l'aéroport de cette cité balnéaire très touristique de Floride, en provenance d'Anchorage, en Alaska, où il vivait.

Armé d'un pistolet semi-automatique de calibre 9 mm, récupéré dans sa valise qui avait voyagé en soute, il avait tiré sur la foule dans la zone de remise des bagages.

L'accusé avait servi dans l'armée entre décembre 2007 et août 2016 et était porteur d'une carte d'identité militaire.

Des témoignages de proches et de policiers tendent à indiquer que cet ancien membre de la Garde nationale déployé d'avril 2010 à février 2011 en Irak, souffre de troubles mentaux.

Le 7 novembre, il s'était rendu dans un bureau du FBI à Anchorage et avait, selon la chaîne de télévision CBS, déclaré avoir été forcé à travailler pour le groupe État islamique et que la CIA contrôlait son esprit pour l'obliger à regarder des vidéos de l'EI.

Il a précisé aux enquêteurs qu'il était sans emploi après avoir quitté en novembre un poste d'agent de sécurité à Anchorage.




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