É.-U.: le nombre d'avortements a atteint son plus bas en 2014

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De plus, un grand nombre de cliniques pratiquant l'avortement ont fermé leurs portes, forçant les femmes à de plus longs déplacements, explique une chercheuse qui a participé au rapport.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le taux des avortements aux États-Unis est tombé à son plus bas niveau dans les annales en 2014, ce qui pourrait en partie s'expliquer par des restrictions croissantes pour accéder à cette procédure dans de nombreux États, selon une étude mardi.

De récentes analyses ont également montré que le taux de grossesses non désirées a nettement reculé dans le pays ces dernières années, suggérant un moindre besoin pour des avortements.

Ce rapport réalisé sous la direction de l'Institut Guttmacher, politiquement impartial, est paru dans la revue Perspectives on Sexual and Reproductive Health.

«Pour la première fois depuis 1975, le nombre d'avortements aux États-Unis est tombé sous le million, à 958 700 en 2013 et 926 200 en 2014», précise l'étude.

«Le taux d'avortement a également continué à diminuer pour tomber à 14,6 avortements pour 1000 femmes âgées de 15 à 44 ans, soit le plus bas jamais enregistré. Cela représente une baisse de 14% depuis 2011», indiquent les auteurs sans approfondir les raisons de ce recul.

Dans un jugement historique en 1973 (Roe vs Wade) qui reste controversé, la Cour suprême des États-Unis avait estimé que la constitution américaine protégeait le droit des femmes à l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

Mais un ensemble de restrictions adoptées par un grand nombre d'États, comme de plus longs délais d'attente et des limites plus courtes, ont rendu l'IVG plus difficile, relève Rachel Jones, principal auteur de cette étude.

De plus, un grand nombre de cliniques pratiquant l'avortement ont fermé leurs portes, forçant les femmes à de plus longs déplacements, ajoute cette chercheuse. Ainsi, en 2014, 90% des comtés américains n'avaient aucune clinique pratiquant l'IVG.

Elle précise aussi que 75% des femmes cherchant une IVG sont pauvres ou ont de bas revenus. Et près des deux tiers ont déjà des enfants.

Outre les restrictions et la forte baisse du nombre de cliniques pratiquant l'IVG, un accès plus facile à la contraception, dont des méthodes ne requérant plus de prendre la pilule quotidiennement, explique également le fort recul des avortements.

Les taux d'IVG ont également nettement baissé dans l'ensemble du monde développé entre 1990 et 2014, a également montré une autre étude de l'Institut Guttmacher et de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publiée précédemment.

Celle-ci constate que de 1990 à 2014, le nombre total d'avortements pratiqués pour 1000 femmes en âge de procréer dans les pays développés est tombé de 46 à 27, tandis qu'il restait quasiment inchangé dans les nations en développement, passant de 39 à 37 pour 1000.




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