Le chef éthique juge les garde-fous de Trump insuffisants

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Donald Trump a confirmé qu'il cédait le contrôle du groupe familial à ses fils Eric et Donald Jr., mais il n'a pas l'intention de vendre ses parts.

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Agence France-Presse
Washington

Le directeur du Bureau pour l'éthique gouvernementale aux États-Unis a jugé insuffisants les garde-fous annoncés mercredi par Donald Trump pour empêcher d'éventuels conflits d'intérêts entre la présidence et son entreprise familiale.

«Le plan annoncé par le président ne remplit pas les normes suivies par les personnes qu'il a nommées à son gouvernement, ni par chaque président depuis quatre décennies», a déclaré Walter Shaub, directeur de l'Office of Government Ethics, lors d'une conférence de presse à l'Institution Brookings.

Walter Shaub a souligné que tous les présidents américains depuis Jimmy Carter avaient suivi une norme établie par une loi de 1978, adoptée dans la foulée du scandale du Watergate, en plaçant leurs actifs dans des structures juridiques dites «blind trust», à la gestion indépendante, ou en limitant leurs investissements dans des avoirs sans risque de conflit d'intérêts comme des fonds mutuels.

Les recommandations du bureau à M. Trump, a-t-il dit, n'ont pas changé: «Il doit céder ses parts. Rien d'autre ne permettra de résoudre ces conflits».

«Non, je ne pense pas que vendre serait un prix trop élevé pour le président des États-Unis», a conclu M. Shaub.

Le milliardaire a confirmé mercredi qu'il cédait le contrôle du groupe familial à ses fils Eric et Donald Jr., mais il n'a pas l'intention de vendre ses parts. Celles-ci seront placées dans un «trust» qui n'est pas aveugle.

L'avocate qui a présenté le plan lors d'une conférence de presse à New York mercredi, Sheri Dillon du cabinet Morgan Lewis, a répondu de façon préventive aux critiques en expliquant que la vente des parts du magnat dans son empire n'était pas faisable.

Selon elle, vendre la marque Trump sans conserver le droit de collecter des royalties mènerait à une vente au rabais. «On ne peut demander au président élu Trump de détruire l'entreprise qu'il a construite», a-t-elle dit.

Quant au blind trust, «on ne peut pas avoir un vrai blind trust avec des entreprises qui opèrent», a dit la juriste. «Le président Trump ne peut pas ne pas savoir qu'il possède la Trump Tower», a-t-elle expliqué pour souligner qu'une gestion indépendante de l'empire Trump n'empêcherait pas le président de conserver un intérêt dans le succès du groupe qui porte son nom.




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