L'idéologie raciste de Dylann Roof illustrée par ses biens

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Dylann Roof avait effectué en décembre une visite préparatoire à l'église épiscopale méthodiste africaine Emanuel de Charleston, ville située à 90 minutes de son domicile.

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Agence France-Presse
Washington

Si la cour fédérale de Charleston qui juge actuellement Dylann Roof pour les meurtres de neuf Afro-Américains en 2015 avait encore des doutes sur son idéologie raciste, l'audience de mardi a probablement permis de les dissiper.

Le procureur a en effet appelé à la barre du tribunal, situé dans cette ville de Caroline du Sud, des policiers et experts qui ont exhibé des photos montrant toute une série d'objets trouvés dans la chambre du jeune homme, au lendemain de la tuerie dont il est accusé.

Parmi ces pièces à conviction figure une taie d'oreiller découpée en triangle, similaire à la cagoule blanche que portent les membres du Ku Klux Klan, un groupe ouvertement ségrégationniste.

Sur des clichés tirés d'un appareil numérique saisi dans sa chambre, le suspect est vu portant cette cagoule, ou bien en train de tendre le bras comme le faisaient les Nazis, ou encore pointant son arme à feu vers des cibles imaginaires.

Un autre cliché a permis d'établir qu'il s'était rendu à un mémorial afro-américain. On l'y voit braquer la tête d'un personnage noir, sa main en forme de pistolet.

Sur d'autres photographies prises dans des sites historiques de cette région au sud-est des États-Unis, Dylann Roof pose crânement, arme au poing ou en train de brandir le drapeau des Confédérés, qui ont lutté contre l'abolition de l'esclavage.

L'accusation au procès a également présenté à la cour un bidon métallique criblé d'impacts de balles, indiquant que le solitaire avait pour habitude de s'exercer au tir dans le jardin derrière sa maison familiale.

Un dessin retrouvé dans sa chambre représente des croix, des croix gammées et d'autres références nazies, a rapporté le journal Post and Courier dans son compte-rendu d'audience.

Interrogé par le procureur Jay Richardson sur le fait de savoir s'il voyait un contexte raciste dans ces éléments, un policier, Justin Britt, a répondu sans hésiter: «Absolument».

Un autre expert a confirmé que Dylann Roof avait alimenté un site internet baptisé Last Rhodesian, en référence au régime ségrégationniste comparable à l'apartheid, mis en place dans cette ancienne colonie britannique du continent africain.

Également appelé à la barre mardi, un témoin a souligné que le GPS de la voiture de Dylann Roof avait permis de retracer ses trajets «comme les miettes du petit Poucet».

Cette analyse a prouvé que le jeune homme avait effectué en décembre une visite préparatoire à l'église épiscopale méthodiste africaine Emanuel de Charleston, ville située à 90 minutes de son domicile.

C'est là qu'il a ouvert le feu de sang froid, le 17 juin 2015, sur l'assemblée réunie pour une séance de catéchisme, fauchant 12 paroissiens dont 9 ont été tués.

Dylann Roof, 22 ans, encourt la peine de mort. Il n'a pour l'instant exprimé aucun remords, ne contestant aucune des charges qui le visent. Il a pourtant décidé de plaider non coupable.




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