Deux premières femmes dans l'administration Trump

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Nikki Haley, 44 ans, est la plus jeune gouverneure du pays. Le nom de cette femme issue d'une famille sikh avait aussi été cité comme possible secrétaire d'État.

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Mandel NGAN, Marc-Antoine BAUDOUX
Agence France-Presse
PALM BEACH et WASHINGTON

Le président élu des États-Unis Donald Trump a insufflé une dose de diversité dans son équipe en cours de formation en nommant mercredi au poste d'ambassadrice à l'ONU Nikki Haley, une jeune gouverneure d'origine indienne, et une autre femme, Betsy DeVos, à l'Éducation.

Le magnat de l'immobilier pourrait aussi annoncer la nomination de son ancien rival de la primaire républicaine Ben Carson, un Afro-Américain, au poste de ministre du Logement.

En nommant Nikki Haley, gouverneure républicaine de Caroline du Sud, M. Trump semble vouloir élargir sa base. Elle l'avait critiqué avec virulence lors des primaires et pris position pour l'un de ses rivaux, Marco Rubio.

Aux États-Unis, l'ambassadeur à l'ONU - poste occupé depuis 2013 par Samantha Power - est membre de l'administration et donc l'un des principaux collaborateurs du président.

Nikki Haley, 44 ans, est la plus jeune gouverneure du pays. Le nom de cette femme issue d'une famille sikh avait aussi été cité comme possible secrétaire d'État.

Elle n'a pas d'expérience en matière de questions internationales, mais est «une négociatrice reconnue et nous avons l'intention de négocier plein d'accords», a assuré le président élu dans un communiqué.

Mme Haley, dont la nomination devra être approuvée par le Sénat, sera chargée à l'ONU de suivre notamment les crises en Syrie et en Ukraine, des dossiers sur lesquels Donald Trump a affirmé vouloir davantage de coopération avec la Russie.

L'ambassadeur britannique Matthew Rycroft l'a félicitée pour sa nomination et espère «travailler étroitement avec elle». «Nous sommes assis littéralement côte à côte au Conseil de sécurité, et nous continuerons à nous serrer les coudes», a dit le représentant de Londres, qui dispose comme Washington d'un droit de veto en tant que membre permanent du Conseil.

«Supprimer la bureaucratie»

Donald Trump n'avait nommé jusqu'à présent dans son équipe que des hommes blancs relativement âgés. La plupart d'entre eux sont des responsables très marqués à droite, adeptes d'une ligne dure sur des questions telles que l'immigration ou la lutte contre le fondamentalisme islamiste.

Parmi eux, Jeff Sessions, ministre de la Justice, l'ex-général Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale, et le très controversé Steve Bannon, conseiller en stratégie et personnalité classée à l'extrême droite.

Donald Trump a rencontré Betsy DeVos samedi à... (REUTERS) - image 2.0

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Donald Trump a rencontré Betsy DeVos samedi à son club de golf de Bedminster, au New Jersey.

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Mercredi, Donald Trump a aussi nommé la femme d'affaires milliardaire et philanthrope Betsy DeVos, 58 ans, comme ministre de l'Education. «Sous sa direction nous allons réformer le système scolaire américain et supprimer la bureaucratie qui handicape nos enfants, afin que nous puissions offrir une éducation et un choix d'écoles de niveau mondial à toutes les familles», a déclaré le président élu.

La nomination de Ben Carson au Logement devrait être annoncée «prochainement», a lui-même indiqué le neurochirurgien à la retraite sur sa page Facebook.

«Après de sérieuses discussions avec l'équipe de transition Trump je pense pouvoir apporter une grosse contribution, notamment pour rendre nos centres villes attractifs pour tout le monde», a-t-il affirmé.

Ben Carson comme Betsy DeVos appartiennent à l'aile chrétienne traditionaliste et conservatrice du parti républicain.

«Longue et douloureuse campagne»

Donald Trump a quitté New York mardi après-midi pour aller passer le long week-end de Thanksgiving dans son golf de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride. Dans un message vidéo, celui qui n'a jamais donné de conférence de presse depuis son élection a profité de cette fête pour appeler les Américains à l'unité après une «longue et douloureuse campagne».

Les familles américaines qui se retrouveront autour de la traditionnelle dinde sont en effet nombreuses à être divisées après ce scrutin indirect remporté par Donald Trump en nombre de grands électeurs, mais à l'issue duquel Hillary Clinton a recueilli deux millions de voix de plus que lui, selon des chiffres publiés mercredi.

Dans sa luxueuse villégiature de Floride, M. Trump doit peaufiner la constitution de son équipe et pourvoir trois postes-clés: le chef de la diplomatie, le secrétaire à la Défense et le secrétaire au Trésor.

Le général James Mattis, un militaire respecté, est toujours le favori pour la Défense tandis que de multiples noms, dont celui de Steve Mnuchin, ancien banquier chez Goldman Sachs, circulent pour prendre la tête du Trésor.

Selon les médias américains, Mitt Romney, ancien candidat à la présidentielle en 2012 et féroce contempteur de Donald Trump, reste en course pour se voir confier les Affaires étrangères. La nomination de ce modéré serait un signal d'apaisement en direction du parti républicain et des partenaires de l'Amérique.

Sur la scène internationale, M. Trump a téléphoné mercredi aux dirigeants slovènes, pays dont est originaire son épouse Melania, présente durant la conversation, ainsi qu'au Premier ministre grec Alexis Tsipras qu'il a félicité pour «ses bons résultats en matière d'économie et de migrations».

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