É.-U.: 35 ans de prison pour avoir voulu joindre l'EI

Le drapeau du groupe armé État islamique.... (ILLUSTRATION DADO RUVIC, ARCHIVES REUTERS)

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Le drapeau du groupe armé État islamique.

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Associated Press
MINNEAPOLIS

Un Américain reconnu coupable d'avoir entrepris d'adhérer au groupe État islamique en Syrie devra purger 35 ans d'emprisonnement. Un autre s'en est tiré à bon compte, ayant été condamné à une peine équivalant au temps qu'il a déjà passé en détention avec probation.

Le juge de district Micheal Davis a tranché dans le cadre d'une longue saga judiciaire visant un groupe d'amis de la communauté somalienne du Minnesota accusés de s'être radicalisés entre eux. Les procureurs avaient fait valoir qu'ils avaient écouté pendant des heures des enregistrements vidéo de propagande djihadiste, notamment de décapitations et d'incendies.

Neuf d'entre eux se sont rendus en Syrie et ont été, depuis, arrêtés. Le juge Davis a soutenu, samedi, que ceux-ci constituaient sans conteste une « cellule terroriste » qui devait être démantelée.

Le type de sentence préconisé par le magistrat devrait créer un précédent quant aux autres procès de présumés sympathisants de l'EI qui doivent avoir lieu un peu partout au pays. Seulement la moitié des 110 cas présentés à la justice ont jusqu'à maintenant été résolus, a indiqué la directrice du Centre national de sécurité de l'école de droit de l'Université Fordham, Karen Greenberg.

Le juge Davis a fait preuve de rationalité en prenant sa décision, a souligné Mme Greenberg. Elle a précisé qu'il avait en partie respecté le principe légal selon lequel un individu qui collabore avec la justice finit par purger moins de temps en prison, et ceux qui adoptent une attitude inverse sont punis plus sévèrement.

Le juge de district avait fait savoir, en cours de processus, qu'il cherchait à adopter une approche nuancée étant donnée la tranche d'âge des accusés - âgés de 19 à 22 ans. Il a analysé chacun des cas individuellement et a considéré d'autres sentences que l'incarcération, lorsque ces options étaient appropriées.

« Le message qu'il envoie est celui que nous pouvons intervenir et voici comment nous pouvons le faire. Nous attendions cela depuis longtemps [...] C'est un premier pas [déterminant] à l'échelle nationale », a dit Mme Greenberg.

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