Une avocate dit avoir subi des gestes déplacés d'un juge de la Cour suprême

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Clarence Thomas, seul Afro-Américain de la Cour suprême, est un pilier conservateur qui a été nommé à la haute institution par le président George Bush père en 1991.

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Agence France-Presse
Washington

Une avocate a affirmé avoir subi en 1999 des gestes à connotation sexuelle de la part de Clarence Thomas, juge de la Cour suprême des États-Unis, qui a catégoriquement nié cette accusation, a rapporté jeudi le National Law Journal.

Moira Smith a relaté les faits présumés le 7 octobre sur son compte Facebook, tandis que ce même jour était rendue publique une vidéo dans laquelle le candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump, se vantait en termes crus d'attraper les femmes par leurs parties génitales.

Mme Smith, qui avait 23 ans à l'époque, a affirmé que le juge Thomas lui a mis la main aux fesses à plusieurs reprises, lors d'une soirée chez son responsable hiérarchique à Falls Church, en Virginie.

«Il m'a tripotée alors que je mettais le couvert, en suggérant que je m'assoie à côté de lui», a rapporté la femme, selon le compte-rendu du National Law Journal.

«Cette affirmation est grotesque et ne s'est jamais produite», a répondu dans un communiqué au journal M. Thomas, aujourd'hui âgé de 68 ans.

Mme Smith, vivant en Alaska et salariée d'une entreprise du secteur de l'énergie, a expliqué avoir décidé de témoigner après avoir entendu les déclarations de M. Trump dans la vidéo qui a placé le milliardaire en porte-à-faux avec l'électorat féminin.

Clarence Thomas, seul Afro-Américain de la Cour suprême, est un pilier conservateur qui a été nommé à la haute institution par le président George Bush père en 1991. Il est connu pour son mutisme absolu durant les débats d'audience.

Sa confirmation par le Sénat cette même année 1991 avait été assombrie par des affirmations d'une de ses anciennes employées, Anita Hill, qui avait affirmé que le magistrat l'avait harcelée sexuellement.

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