L'effet Trump sur le Sénat

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Depuis 1836, aucun démocrate n'a réussi à succéder à un président de son parti ayant effectué deux mandats. Si Hillary Clinton y parvient, elle pourra remercier Donald Trump.

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Depuis 1836, aucun démocrate n'a réussi à succéder à un président de son parti ayant effectué deux mandats. Si Hillary Clinton y parvient, elle pourra remercier Donald Trump. Elle pourra également lui dire merci si les démocrates prennent en plus le contrôle du Sénat. Pour ce faire, ils auront besoin d'un gain net de quatre sièges. Voici les États et les joueurs clés de cette bataille cruciale.

Illinois

Le sénateur républicain de l'Illinois Mike Kirk a tout fait pour se démarquer de Donald Trump et de son propre parti. Il a été un des premiers élus républicains à annoncer son refus d'appuyer le magnat de l'immobilier, le jugeant « trop intolérant et raciste » pour être président des États-Unis. Il a également exprimé son opposition au blocage républicain de la nomination du juge Merrick Garland pour remplacer Antonin Scalia à la Cour suprême. Peine perdue : les sondages donnent Kirk perdant devant la représentante de l'Illinois Tammy Duckworth, ancienne pilote d'hélicoptère de l'armée qui a perdu ses deux jambes en Irak.

New Hampshire

« Bien qu'il ait mon vote, il n'a pas mon soutien. » Il y a deux semaines, la sénatrice républicaine du New Hampshire Kelly Ayotte a fourni ce énième exemple de casuistique, démontrant son inconfort par rapport à la présence de Donald Trump à la tête du ticket républicain. D'un côté, elle sait que Trump est impopulaire dans l'ensemble de l'électorat de son État, où Barack Obama a triomphé en 2008 et en 2012. De l'autre, elle ne veut pas se mettre à dos les supporteurs de Trump. Son inconfort tient aussi à la qualité de sa rivale démocrate, la gouverneure du New Hampshire Maggie Hassan.

Pennsylvanie

Le sénateur républicain de la Pennsylvanie Pat Toomey est un oiseau rare. Sa position en faveur d'un contrôle accru des armes à feu lui a valu le soutien de l'ancienne représentante démocrate Gabby Giffords, grièvement blessée lors d'une fusillade en Arizona, et de l'ancien maire de New York Michael Bloomberg. Mais il demeure l'un des sénateurs les plus susceptibles de perdre son siège en novembre. Et Donald Trump en est la cause principale, d'où son refus de l'appuyer dans son combat contre Hillary Clinton. Toomey, qui sollicite un deuxième mandat, fait face à Katie McGinty, ex-conseillère de Bill Clinton en matière d'environnement.

Wisconsin

C'est un combat revanche. Le démocrate Russ Feingold tente de retrouver le siège au Sénat que Ron Johnson lui a ravi en 2010, au plus fort de la vague du Tea Party. Ses chances sont bonnes, si l'on se fie à la moyenne des sondages compilés par le site RealClearPolitics, qui lui donne une avance de 11,3 points de pourcentage. Contrairement à d'autres candidats républicains vulnérables, Johnson appuie Donald Trump, soulignant son accord avec ses positions pour relancer l'économie et lutter contre le groupe État islamique. Il brillait cependant par son absence lors d'un rassemblement récent de Trump dans son État.

Indiana

Les démocrates ne comptaient pas sur l'Indiana pour reprendre le contrôle du Sénat. Cet État du Midwest, dont le gouverneur, Mike Pence, est le colistier de Donald Trump, a l'habitude d'envoyer des républicains à la chambre haute de Washington, à une exception près. Et il se trouve que cette exception a annoncé en juillet son intention de reprendre son ancien siège au Sénat. Il s'agit d'Evan Bayh, qui a servi comme gouverneur et sénateur de l'Indiana (comme son père). Il est donné favori pour battre le représentant républicain Todd Young, qui tente de succéder au sénateur actuel, Dan Coats, qui prendra sa retraite.

Nevada

Parmi les 10 sièges (sur 34) que les démocrates défendront en novembre, celui du Nevada est le plus susceptible de passer aux républicains. Il s'agit du siège de Harry Reid, chef de la minorité démocrate au Sénat, qui a annoncé sa retraite. Le représentant républicain Joe Heck affronte la ministre de la Justice de l'État, Catherine Cortez Mastro. Comme les quatre premiers États mentionnés auparavant, le Nevada a voté pour Barack Obama en 2008 et en 2012. Mais Donald Trump, populaire auprès des cols bleus du Nevada, y livre une chaude lutte à Hillary Clinton, ce qui semble profiter à Heck.

Autres États à suivre

Les courses sénatoriales de plusieurs autres États pourraient réserver des surprises et des ennuis aux républicains. Mentionnons les plus serrées, à savoir celles de la Floride, de la Caroline du Nord et de l'Arizona, où les sénateurs Marco Rubio, Richard Burr et John McCain défendent leur siège respectif. McCain est favori pour remporter demain une élection primaire qui l'oppose à une sénatrice locale, Kelli Ward. Mais les démocrates entendent exploiter en vue du scrutin de novembre son refus de s'opposer à Donald Trump, qui s'est pourtant payé sa tête à plus d'une reprise.

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