Gorille abattu dans un zoo: la police ouvre une enquête

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Des fleurs ont été déposées devant une statue en bronze d'un gorille au zoo de Cincinnati.

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Agence France-Presse
Washington

La police a ouvert mardi une enquête pour élucider les circonstances de la mort d'un gorille, abattu dans un zoo du nord des États-Unis pour sauver un enfant tombé dans son enclos.

Les employés du zoo de Cincinnati ont dû abattre l'animal lorsqu'un garçon de trois ans, échappant à la vigilance de ses parents, est tombé dans la fosse emplie d'eau qui sépare l'enclos du public.

Les images du gorille, une espèce menacée, observant curieusement le garçonnet avant de le traîner dans l'eau ont fait le tour du monde, les défenseurs des animaux accusant le zoo de ne pas avoir suffisamment protégé l'enclos.

Suite à ces faits, la police de Cincinnati a ouvert une enquête, a annoncé le procureur du comté de Hamilton, dont dépend le zoo, Joseph Deters.

«Une fois leur enquête bouclée, nous discuterons ensemble d'éventuels chefs d'inculpation», a ajouté le procureur dans un communiqué.

Face aux nombreuses critiques, la direction du zoo avait justifié lundi la décision d'abattre le gorille de 17 ans.

«Nous ne prenons pas ce tir à la légère. Mais la vie de l'enfant était en danger et les gens qui en doutent (...) ne comprennent pas qu'on ne peut pas prendre de risque avec un gorille des plaines de l'Ouest», avait expliqué le directeur du zoo, Thane Maynard.

Le gorille Harambe.... (PHOTO AP) - image 2.0

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Le gorille Harambe.

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Environ six fois plus fort qu'un homme, le gorille, appelé Harambe, était désorienté face à l'enfant, tandis que les visiteurs du zoo massés au-dessus de l'enclos hurlaient et filmaient.

«C'est un animal que j'ai vu écraser une noix de coco d'une seule main», a souligné le directeur du zoo devant la presse. L'endormir n'était pas possible, selon la direction, car la flèche aurait pu agiter encore plus l'animal avant que l'anesthésiant ne fasse son effet. Un processus qui aurait pris du temps compte tenu de sa taille.

Les parents du garçonnet, qui a survécu, ont souhaité garder l'anonymat et ont «chaleureusement» remercié les responsables du zoo ce week-end, se disant «conscients qu'il s'agissait d'une décision très difficile».

Ce message des parents n'a pas suffi à apaiser les défenseurs des animaux.

«L'enclos aurait dû être entouré d'une seconde barrière», s'est insurgé l'association PETA sur Twitter. «Cette tragédie est la raison même pour laquelle Peta demande aux familles de ne pas se rendre dans des endroits où les animaux sont exposés à la curiosité des humains».

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