Fusillade au Colorado: le cinéma ne peut être tenu responsable

La compagnie a plaidé qu'aucune mesure de sécurité... (PHOTO EVAN SEMON, ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

La compagnie a plaidé qu'aucune mesure de sécurité n'aurait pu prédire ou freiner le tireur James Holmes, qui était armé jusqu'aux dents lors de la première du film Batman, en 2012.

PHOTO EVAN SEMON, ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Sadie Gurman
Associated Press
CENTENNIAL, Colo.

Le propriétaire d'un cinéma du Colorado n'aurait pas pu empêcher une fusillade qui a tué 12 personnes en 2012, a décidé un jury, jeudi, après que des victimes eurent plaidé qu'un manque de sécurité avait permis au tireur de faire irruption dans la salle.

Les six jurés ont conclu que Cinemark n'était pas responsable de l'attaque, penchant du côté de la troisième chaîne de cinéma en importance aux États-Unis dans une cause civile surveillée de près par les grands joueurs de l'industrie aux États-Unis. Ils ont délibéré pendant environ trois heures.

Plusieurs survivants et familles des victimes avaient poursuivi le cinéma de la banlieue de Denver, affirmant qu'il y avait eu un manque de gardes armés lors de la première du film Batman. Il n'y a également pas eu d'alarme silencieuse lorsque James Holmes a fait irruption dans la salle et commencé à tirer.

Ils ont d'ailleurs l'intention de porter leur cause en appel.

La compagnie a plaidé qu'aucune mesure de sécurité n'aurait pu prédire ou freiner Holmes, qui était armé jusqu'aux dents. Après de mois de préparation méticuleuse, il a lancé des fumigènes dans la foule de plus de 400 personnes et a ouvert le feu avec un fusil de chasse, un fusil d'assaut et un pistolet semi-automatique.

Holmes a reçu une peine de prison à vie l'an dernier après que plusieurs groupes de jurés eurent échoué à s'entendre de façon unanime à savoir s'il méritait la peine de mort.

L'avocat de Cinemark, Kevin Taylor, a déclaré qu'il s'agissait de la première fusillade massive à survenir «dans l'histoire des cinémas américains», arguant que de tels évènements sont tellement rares que la direction n'aurait pas pu anticiper le drame dans un cinéma sans antécédents sérieux de violence.

Les 28 victimes qui ont déposé la poursuite dans une cour d'État affirmaient que Cinemark aurait dû prévoir le potentiel d'une attaque, alors qu'on attendait plus de 1000 personnes pour la première du film tant attendu.

Si Cinemark avait perdu la cause, cela aurait pu contraindre les compagnies de cinéma à travers les États-Unis à adopter des mesures de sécurité coûteuses qui auraient augmenté le prix des billets de manière significative, croient les experts.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer