Le fils d'une diplomate canadienne accusé de meurtre plaide la non-contestation

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Marc Wabafiyebazu

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Colin Perkel
La Presse Canadienne
Toronto

Le fils adolescent d'une diplomate canadienne à Miami a plaidé la «non-contestation» à quatre accusations, dont deux chefs de meurtre au troisième degré, vendredi en Floride.

En échange de ce plaidoyer, Marc Wabafiyebazu, âgé de 15 ans, devra être détenu pendant six mois dans un camp de réhabilitation, puis purgera une peine de 10 mois dans la communauté. Il sera ensuite assujetti à une période de probation d'au plus huit ans. S'il respecte ces conditions, aucune condamnation ne sera enregistrée à son dossier. La juge Teresa Pooler a entériné cette entente, vendredi matin.

L'adolescent avait d'abord été accusé de meurtre au premier degré par association, un crime passible d'une peine minimale de 40 ans de prison. En vertu de l'entente annoncée vendredi, les procureurs ont exceptionnellement accepté de réduire les deux principales accusations à des chefs de meurtre au troisième degré. Le jeune homme a également plaidé la «non-contestation» à un chef réduit de voies de fait grave et un autre de tentative de vol à main armée.

Aux États-Unis, le plaidoyer de non-contestation offre les mêmes avantages qu'un plaidoyer de culpabilité sans que l'accusé soit obligé de faire des aveux formels.

L'adolescent avait été arrêté le 30 mars dernier après que son frère de 18 ans, Jean, et un autre adolescent eurent été tués par balle. Selon la police, une fusillade a eu lieu lorsque le frère aîné a tenté de voler 800 grammes de marijuana à un revendeur.

Marc Wabafiyebazu n'était pas armé et attendait à l'extérieur des lieux du crime au moment des meurtres, et les autorités n'ont jamais prétendu qu'il ait pris une part active dans les meurtres proprement dits. Mais les procureurs ont plaidé que le frère cadet avait quand même participé à la tentative de vol ratée, et ils l'ont accusé de meurtre «par association», devant un tribunal pour adultes.

La mère de l'adolescent, Roxanne Dubé, était consule générale du Canada à Miami depuis deux mois seulement au moment des meurtres. Elle a quitté officiellement son poste au consulat général en août.

«Je suis très reconnaissante, a-t-elle déclaré vendredi. Marc aura un avenir. Essentiellement, il paie le prix pour Jean - il plaide aussi en lien avec le meurtre de son propre frère.»

Deux autres accusés dans cette affaire, dont le revendeur qui avait fui la scène avec la drogue et une arme à feu, ont été libérés sous caution peu après avoir également fait face à des accusations réduites. Les procureurs ont finalement accepté d'abandonner ces accusations en échange d'un plaidoyer et de leur témoignage contre le jeune Canadien.

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