Deux Palestiniens soupçonnés de lien avec l'EI devant la justice américaine

Deux Palestiniens soupçonnés de liens avec le groupe... (IMAGE WIKIPÉDIA)

Agrandir

Deux Palestiniens soupçonnés de liens avec le groupe État islamique doivent comparaître vendredi en Californie et au Texas.

IMAGE WIKIPÉDIA

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
LOS ANGELES

Deux Palestiniens soupçonnés de liens avec le groupe État islamique doivent comparaître vendredi en Californie et au Texas, l'un d'entre eux étant un réfugié venu de Syrie reparti dans ce pays pour combattre dans les rangs de l'EI.

L'arrestation des deux hommes est survenue alors que la sécurité a été renforcée aux États-Unis après l'attaque en décembre de San Bernardino, en Californie, lors de laquelle un couple de musulmans radicalisés a tué 14 personnes.

Mohammed Younis al-Jayab, 23 ans, un Palestinien né en Irak, a été arrêté jeudi. Il est arrivé aux États-Unis de Syrie comme réfugié en 2012, avant de repartir se battre dans ce pays l'année suivante avec diverses factions terroristes, selon la plainte déposée contre lui.

L'un de ces groupes est Ansar al-Islam, affilié à Al-Qaïda, qui opérait indépendamment en Irak et en Syrie et a été classé comme organisation terroriste par l'ONU et les États-Unis. Sa faction irakienne a désormais fusionné avec le groupe EI.

Jayab est arrivé en Syrie en novembre 2013, en provenance de Turquie, après avoir planifié son voyage par internet. Il s'est battu à Alep (nord), se vantant de combattre aux côtés d'Ansar al-Islam. Dans un message à un contact non identifié, il dit avoir envie de rejoindre les rangs de l'EI.

Jayab a quitté de nouveau la Syrie en janvier 2014, en passant en Turquie, et six jours plus tard se trouvait en Californie, selon les autorités.

À l'époque il a déclaré aux services de l'immigration qu'il s'était rendu en Jordanie et en Grande-Bretagne. Interrogé de nouveau, il avait indiqué être allé en vacances en Turquie et avait démenti être allé en Syrie.

Jayab, qui va comparaître à Sacramento, encourt jusqu'à huit ans de prison et une amende de 250 000 $.

Associé à des membres de l'EI

Le procureur américain Benjamin Wagner a insisté toutefois sur le fait que «même si (Jayab) représentait une menace potentielle à la sécurité, rien n'indique qu'il planifiait des attentats terroristes» aux États-Unis.

Un autre Palestinien né en Irak, Omar Faraj Saeed Al Hardan, a été arrêté mercredi à Houston, au Texas, et est accusé d'avoir fourni du matériel pour l'EI. Il doit également comparaître vendredi.

Hardan, 24 ans, est accusé d'avoir tenté de fournir illégalement du matériel de soutien à l'EI, notamment des documents de citoyenneté et de naturalisation ainsi que de fausses déclarations.

Hardan, qui vit à Houston, s'était vu accorder le statut de résident permanent en 2011, deux ans après son arrivée aux États-Unis.

Selon l'acte d'accusation, Hardan a apporté à l'EI des entraînements, son expertise et d'autres formes d'assistance.

Il est également accusé d'avoir menti dans sa première demande formelle de naturalisation aux États-Unis, affirmant ne pas être en relation avec un groupe terroriste bien qu'il ait été associé avec des membres de l'EI ou des sympathisants tout au long de 2014.

De même en octobre 2015, Hardan avait assuré n'avoir jamais été entraîné au maniement des armes, alors qu'il avait appris à se servir d'une mitrailleuse.

Il encourt jusqu'à 53 ans de prison et 250 000 $ d'amende.

Le gouverneur du Texas Greg Abbott a estimé que l'arrestation de Hardan justifiait encore davantage son appel à une interdiction de l'arrivée de réfugiés aux États-Unis.

«Voici exactement pourquoi j'ai appelé à un arrêt de l'arrivée de réfugiés aux États-Unis en provenance de pays largement contrôlés par des terroristes», a-t-il dit.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer