Les écoles de Los Angeles rouvrent après une menace sans fondement

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Veronique DUPONT
Agence France-Presse
Los Angeles

Les écoles de Los Angeles vont rouvrir mercredi après des menaces qui ont privé de cours des centaines de milliers d'enfants et ont au final été jugées sans fondement par les autorités.

Des membres du conseil d'administration de l'autorité des écoles publiques de Los Angeles (LAUSD) avaient reçu dans la nuit de lundi à mardi des courriels menaçant plusieurs écoles de la deuxième ville américaine d'attaques.

Après avoir inspecté 1531 sites scolaires et enquêté pendant 12 heures, la police fédérale (FBI) «estime désormais que ce n'était pas une menace crédible, quelque chose que l'on n'aurait pas pu annoncer plus tôt dans la journée», a déclaré le maire de Los Angeles Eric Garcetti lors d'une conférence de presse.

Le directeur du LAUSD Ramon Cortines avait pris  mardi pour la première fois depuis des décennies la décision de garder quelque 1000 écoles de la Cité des anges fermées, privant de cours plus de 640 000 élèves et lycéens.

Il a admis que sa décision a perturbé la vie de milliers de familles mais qu'il l'avait prise «par abondance de précaution», au regard de la fusillade de San Bernardino, à une heure de Los Angeles, survenue il y a deux semaines.

C'est l'attentat le plus meurtrier aux États-Unis depuis le 11 septembre 2001, avec 14 victimes et 22 blessés.

D'après plusieurs médias américains dont le Los Angeles Times, l'adresse IP des courriels aurait été localisée à Francfort en Allemagne.

Eric Garcetti a appelé à la prudence avant de  qualifier l'incident de «canular» ou de «manoeuvre criminelle pour tester la vulnérabilité de plusieurs grandes villes», assurant qu'il était «trop tôt pour conclure en faveur de l'un ou de l'autre».

«Ce que l'on sait en revanche, c'est que nos enfants pourront retourner à l'école (mercredi) en sécurité», a insisté le maire de la mégalopole californienne (sud-ouest des États-Unis).

Plus tôt, un représentant démocrate de Californie, Adam Schiff, avait mis en doute sur Twitter le sérieux des menaces: «les évaluations préliminaires laissent penser qu'il s'agissait d'un canular pour perturber les écoles des grandes villes».

Un autre représentant démocrate de Californie, Brad Sherman, avait quant à lui fait valoir sur la chaîne CNN que «la personne qui a proféré les menaces se revendique (comme) un djihadiste extrémiste musulman» prêt à «mettre en oeuvre de terribles actions» avec «32 complices».

Il aurait aussi affirmé détenir «du gaz neurotoxique». Des détails qui selon M. Sherman «manquent de crédibilité».

New York, plus grande ville américaine, a également reçu des menaces similaires mais les a ignorées après les avoir jugées non sérieuses.

Bill Bratton, qui dirige la police de New York, a accusé Los Angeles d'avoir «fortement sur-réagi».

«Instiller la peur»

«C'est ce qu'ils veulent. Que ce soit un canular ou des terroristes, ils veulent instiller la peur et perturber la routine», a fait valoir celui qui avait dirigé la police de Los Angeles (LAPD) entre 2002 et 2009.

L'actuel chef du LAPD Charlie Beck a rétorqué qu'il était «irresponsable de critiquer la décision» de fermer les écoles avant d'avoir élucidé les faits.

Sur les réseaux sociaux, la plupart des «angelenos» ont réagi favorablement.

«Acclamez l'administration du LAUSD, les enseignants et la police d'avoir privilégié la sécurité de nos enfants», a tweeté la journaliste Maria Shriver, ex-femme de l'ancien gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger.

«Nous sommes à la maison aujourd'hui en train de dessiner (...) Je soutiens le LAUSD. Et s'il était arrivé quelque chose à nos enfants?», a renchéri l'actrice Kristin Davis (Sex and the City) sur son propre compte Twitter.

L'attentat de San Bernardino, commis par un couple d'origine pakistanaise qui se serait radicalisé, peu après ceux de Paris, a attisé les craintes liées au terrorisme aux États-Unis.

40% des personnes interrogées pour un sondage Wall Street Journal/NBC News jugent que la sécurité nationale et le terrorisme devraient être la priorité du gouvernement, et un quart d'entre elles ont peur que leur famille soit touchée par un attentat.

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