Tuerie en Californie: «Nous avons honte»

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«Nous avons honte et sommes choqués par ce qu'a fait notre nièce. Pourquoi a-t-elle commis un acte aussi horrible? C'est incroyable», a déclaré l'oncle de la tueuse de San Bernardino.

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Agence France-Presse
KAROR LAL ESAN

Des membres de la famille de la Pakistanaise impliquée dans la tuerie à San Bernardino ont fait part dimanche de leur «honte» depuis la province du Penjab où ils habitent, face à un acte qualifié de «terroriste» par Washington.

«Nous avons honte et sommes choqués par ce qu'a fait notre nièce. Pourquoi a-t-elle commis un acte aussi horrible? C'est incroyable», a déclaré son oncle Malik Adhmed Ali Aulakh à l'AFP.

Tashfeen Malik, 29 ans, et son époux Syed Farook, 28 ans, ont ouvert le feu mercredi dans une salle de conférence d'un centre de soins pour handicapés de San Bernardino, en Californie, faisant 14 morts et 21 blessés. Le couple a été tué ensuite lors d'un échange de tirs avec la police.

Selon M. Aulakh, un ancien ministre régional, Tashfeen Malik est née à Karor Lal Esan, un village de la région centrale du Penjab, où elle a passé son enfance avant d'aller s'installer en Arabie saoudite.

Le père de la jeune femme, Gulzar Malik, un ingénieur, s'est éloigné de sa famille et «n'est jamais revenu même pour les mariages de ses proches», a expliqué M. Aulakh.

«Nous n'avons pas gardé de contact avec la famille de Gulzar, et il évitait de nous parler», a décrit Malik Omar Ali Aulakh, un autre oncle de Tashfeen Malik.

Une fouille a été menée samedi dans une résidence secondaire de la famille à Multan, la principale ville de la région, mais rien n'a été trouvé, selon des sources de sécurité pakistanaises.

Les conditions de la radicalisation de Tashfeen Malik demeurent mystérieuses. Mais quand elle est rentrée d'Arabie saoudite en 2007 pour poursuivre des études de pharmacologie à l'université Bahauddin Zakariya à Multan, elle était pieuse et portait le voile, selon certains de ses enseignants.

Le gouvernement du Pakistan a également condamné dimanche la fusillade.

«Un pays ou une religion ne peuvent être tenus pour responsables d'un crime commis par un individu, et j'apprécie l'approche sage adoptée par l'administration américaine sur cette question», a déclaré aux journalistes le ministre de l'Intérieur Chaudhry Nisar Ali Khan.

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