Un détenu de Guantanamo faussement identifié

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Cent sept prisonniers se trouvent aujourd'hui encore dans le camp de Guantanamo, pour la quasi-totalité sans procès ou espoir de procès.

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Agence France-Presse
Washington

Le Pentagone a reconnu une embarrassante erreur d'identification concernant un détenu yéménite de Guantanamo, qui a conduit à lui imputer à tort certains liens avec l'organisation Al-Qaïda.

Dans un document rendu public lundi, les autorités militaires américaines maintiennent que Mustafa Abd-al-Qawi Abd-al-Aziz al-Shamiri, 37 ans, a «combattu sur plusieurs théâtres djihadistes» et «a été associé à des membres d'Al-Qaïda en Afghanistan».

Mais il n'était pas un «courrier» et «formateur» d'Al-Qaïda, contrairement à ce que les autorités militaires lui reprochaient jusqu'à maintenant.

«Nous pensons que ces activités ont été menées à bien par d'autres extrémistes reconnus, portant des noms ou des pseudonymes semblables», reconnaissent désormais les autorités militaires.

Le Pentagone n'a pas précisé si la reconnaissance de cette erreur pourrait faciliter la libération du prisonnier détenu depuis 2002.

Le Periodic Review Board (PRB), sorte de comité de révision de la situation des détenus, «prendra une décision» sur le sort du détenu, s'est borné à indiquer mercredi un porte-parole du Pentagone, Gary Ross.

Les griefs qui tiennent toujours contre le détenu sont d'avoir combattu dans la guerre civile au Yémen en 1996 et en Afghanistan pour les talibans en 2000-2001.

Il «pourrait avoir logé dans une planque au Yémen avec des membres préparant» l'attaque contre l'USS Cole à Aden, qui avait tué 17 marins américains, selon les autorités militaires américaines.

Cent sept prisonniers se trouvent aujourd'hui encore dans le camp de Guantanamo, pour la quasi-totalité sans procès ou espoir de procès.

Le président Barack Obama a promis de fermer ce camp désastreux pour l'image des États-Unis dans le monde.

L'administration devait proposer fin novembre un plan permettant le déménagement sur le sol américain des détenus et la fermeture du camp situé sur l'île de Cuba.

Mais la Maison-Blanche a finalement renoncé, demandant au Pentagone de proposer des options moins coûteuses que celles envisagées.

Selon un responsable américain, confirmant des informations du Wall Street Journal, le Pentagone envisageait un coût de déménagement allant jusqu'à 600 millions de dollars, y compris les couts de construction d'une nouvelle infrastructure aux États-Unis.

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