Fusillade au Colorado: trois morts et neuf blessés

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Les autorités ont reconnu ne pas connaître pour l'instant les motifs du tireur, qui a été arrêté après plus de cinq heures d'échanges de tirs avec les forces de l'ordre.

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Mary MACCARTHY, Véronique DUPONT
Agence France-Presse
COLORADO SPRINGS et Los Angeles

Un centre de planification familiale dans le Colorado a été le théâtre d'une sanglante fusillade vendredi qui a fait trois morts et neuf blessés, sans que l'on sache si elle était liée au combat anti-avortement.

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Des policiers et des pompiers évacuent des membres du personnel du centre de planification familiale dans lequel un tireur a sévi pendant plusieurs heures, vendredi après-midi.

Photo Isaiah J. Downing, Reuters

«Je veux dire aux proches des victimes que c'est une terrible, terrible tragédie qui est survenue à Colorado Springs» vendredi, a déclaré John Suthers, le maire de la deuxième ville de l'État, située au sud de Denver.

«Nous avons perdu deux civils et nous pleurons la perte d'un très courageux policier», a-t-il ajouté.

Selon un communiqué de l'université de Colorado Springs, le policier tué s'appelait Garrett Swasey, 44 ans, et assurait d'ordinaire la sécurité du campus. Il a été appelé vendredi en renfort de la police municipale.

Neuf personnes, dont cinq policiers, ont été hospitalisées. «Leur état de santé est bon pour l'instant», a précisé Catherine Buckley, porte-parole de la police.

Les autorités ont reconnu ne pas connaître pour l'instant les motifs du tireur, qui a été arrêté peu avant 17 h, après plus de cinq heures d'échanges de tirs avec les forces de l'ordre.

Plusieurs médias dont CNN et le Denver Post l'ont identifié comme Robert Lewis Dear, âgé d'une cinquantaine d'années.

Les médias américains ont diffusé l'image d'un homme corpulent, vu de dos en train d'être menotté par des policiers, habillé en T-shirt blanc, cheveux rasés courts et pantalon militaire.

Terrorisme intérieur

Les forces de l'ordre s'inquiètent et veulent savoir si le suspect, qui a principalement agi avec un fusil, pourrait avoir placé des explosifs dans le bâtiment, que les autorités inspectent désormais pièce par pièce.

Catherine Buckley avait signalé que le tireur avait amené «des appareils», laissant entendre qu'il pourrait s'agir d'explosifs.

Les télévisions américaines ont retransmis des images de personnes évacuées à la hâte, sans manteaux, certaines en larmes, sous la neige et dans un froid glacial.

Quan Hoang, propriétaire d'un salon de manucure proche du centre de planification familiale, a raconté à la chaîne CNN être sorti de son salon après avoir vu arriver «tout un tas de voitures de police près d'une banque».

«J'ai cru qu'il s'agissait d'un braquage, mais dès que je suis sorti j'ai entendu trois coups de feu», a-t-il ajouté.

«Des policiers m'ont dit de partir, de rentrer et de verrouiller les portes», a-t-il poursuivi.

Ni la police ni la fédération des centres de planification familiale n'ont été en mesure de confirmer que c'est bien l'organisation à but non lucratif, qui reçoit des subventions publiques, qui était la cible du tireur.

Les centres de planification familiale sont aux États-Unis les principaux à fournir des services gynécologiques: des examens préventifs, des contraceptifs, mais aussi à réaliser des interruptions volontaires de grossesse.

Cela en fait régulièrement des cibles de manifestations voire d'agressions pour les opposants radicaux à l'avortement.

Récemment, ces centres se sont retrouvés au coeur d'une polémique en raison de la diffusion de vidéos qui laissaient entendre que l'organisation vendait des cellules foetales.

La chambre des représentants américaine, dominée par le camp républicain, a également tenté à plusieurs reprises de couper les fonds publics de l'organisation lors de discussions budgétaires.

«Nous ne connaissons pas totalement les circonstances et les motifs de ce crime, et ne savons pas si la planification familiale était la cible de l'attaque», a expliqué dans un communiqué Vicki Cowart, porte-parole de l'organisation.

Avant de dénoncer «des extrémistes (anti-avortement qui) créent un environnement toxique capable d'alimenter le terrorisme intérieur».

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