Tensions raciales à Minneapolis après la mort d'un jeune Noir non armé tué par la police

Des protestataires argumentent avec un policier lors d'une... (PHOTO CRAIG LASSIG, REUTERS)

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Des protestataires argumentent avec un policier lors d'une manifestation devant le poste de police du nord de Minneapolis, le 18 novembre.

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La Presse

La mort d'un Afro-Américain tombé sous les balles d'un policier dimanche dernier alors qu'il n'était pas armé a déclenché des tensions raciales à Minneapolis, où des centaines de manifestants se succèdent depuis quelques jours pour protester contre ce qu'ils considèrent être le plus récent cas de brutalité policière visant la communauté noire.

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Jamar Clark

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Des douzaines de manifestants ont également érigé un campement de fortune devant le poste de police du nord de la ville du Minnesota près duquel s'est déroulé le drame. Jamar Clark, 24 ans, a été tué d'une balle à la tête lors d'une confrontation avec deux policiers. La police affirme que le jeune homme était un suspect dans une histoire d'assaut et qu'il empêchait les ambulanciers dépêchés sur place de traiter la victime de l'agression. Toujours selon la police, il y a alors eu bousculade et Clark a été touché d'un projectile. Mais selon plusieurs personnes affirmant avoir assisté à la scène, Jamar Clark ne se débattait pas et était menotté au moment d'être tué. La police de Minneapolis a réfuté ces allégations, mais l'instance de l'État du Minnesota chargé d'enquêter sur les circonstances entourant la mort du jeune homme, le Bureau of Criminal Apprehension, a de son côté affirmé qu'il tentait de déterminer si Clark était maîtrisé au moment où la police a ouvert le feu.

Quarante-deux manifestants ont été arrêtés lundi soir pour avoir bloqué une autoroute proche de la ville. Parmi elles, le président du chapitre de Minneapolis de la NAACP (l'Association nationale pour la promotion des gens de couleur - organisation de défense des droits civiques), Nekima Levy-Pounds, qui a déclaré que Minneapolis était en fait «deux villes». «La meilleure des villes si tu es blanc, et la pire si tu es noir».

La ville de presque 400 000 habitants a une forte population issue des communautés et plusieurs activistes dénoncent régulièrement les disparités raciales et les tensions entre ces communautés et les forces de l'ordre.

Le président du syndicat des policiers de Minneapolis, le lieutenant Bob Kroll, a déclaré mercredi dans un courriel que Jamar Clark essayait de désarmer l'agent au moment d'être tué et qu'il n'était pas menotté.

Les États-Unis ont connu récemment plusieurs drames où des membres de la communauté noire ont été tués par des policiers souvent blancs, déclenchant des tensions raciales dans le pays. Les noms de Michael Brown, Freddie Gray ou encore Eric Garner figurent parmi ces victimes les plus médiatisées.

- D'après l'Associated Press.

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