Plusieurs États américains refusent les réfugiés syriens

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Le gouverneur du Michigan, Rick Snyder a également annoncé dimanche, « compte tenu de la situation terrible à Paris », avoir donné des directives pour suspendre les « efforts visant à accepter de nouveaux réfugiés, jusqu'à ce que le département américain de la Sécurité intérieure achève une révision complète des mesures de sécurité ».

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Plusieurs États américains républicains, le Texas, l'Arkansas, l'Alabama et le Michigan, ont annoncé qu'ils refusaient désormais d'accueillir des réfugiés syriens, dans l'espoir d'éviter des attentats similaires à ceux de Paris, le président Barack Obama mettant en garde contre l'amalgame.

Dans un courrier au président Barack Obama daté de lundi, le gouverneur du Texas, Greg Abbott l'informe que son État « n'acceptera pas de réfugiés de Syrie, suite à l'attaque terroriste mortelle de Paris ».

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« Un ''réfugié'' syrien semble avoir participé aux attaques terroristes de Paris. La compassion humanitaire américaine pourrait être exploitée pour exposer les Américains à un danger mortel similaire », explique le dirigeant de cet État du sud du pays, frontalier du Mexique.

Le gouverneur de l'Arkansas, un autre État du sud, Asa Hutchinson, a lui aussi annoncé lundi sur Twitter qu'il « s'opposerait à l'installation de réfugiés syriens en Arkansas ».

Mais le président Barack Obama, a appelé lundi, depuis la Turquie, à ne pas faire l'amalgame entre « réfugiés » et « terrorisme ».

« Les gens qui fuient la Syrie sont ceux qui souffrent le plus du terrorisme, ce sont les plus vulnérables. Il est très important que nous ne fermions pas nos coeurs aux victimes d'une telle violence [...] ça commence par ne pas faire de lien entre la question des réfugiés et celle du terrorisme », a déclaré M. Obama devant la presse à l'issue du sommet du G20.

« C'est honteux » quand « j'entends des gens dire que nous pourrions juste accueillir les chrétiens et pas les musulmans », a-t-il noté. « Ça n'est pas américain. C'est pas ce que nous sommes ».

Dimanche, le gouverneur de l'Alabama, Robert Bentley, avait aussi décidé de refuser l'accueil de réfugiés syriens.

« Après avoir dûment considéré les attaques terroristes de ce week-end contre des citoyens innocents à Paris, je m'opposerai à toute tentative de transférer des réfugiés syriens en Alabama », a-t-il affirmé dans un communiqué, expliquant qu'il ne « serait pas complice d'une politique qui met les citoyens de l'Alabama en danger ».

Et le gouverneur du Michigan, Rick Snyder a également annoncé dimanche, « compte tenu de la situation terrible à Paris », avoir donné des directives pour suspendre les « efforts visant à accepter de nouveaux réfugiés, jusqu'à ce que le département américain de la Sécurité intérieure achève une révision complète des mesures de sécurité ».

Pour autant, a-t-il ajouté, « il est important de souligner que ces attaques sont menées par des extrémistes et ne reflètent pas l'attitude pacifique des gens originaires du Moyen-Orient ».

Le Michigan abrite l'une des plus importantes communautés originaires du Moyen-Orient.

Selon le principal journal du Michigan, le Detroit Free Press, entre 1800 et 2000 réfugiés ont été réinstallés dans cet État au cours de l'année écoulée, dont quelque 200 Syriens.

Plusieurs candidats républicains à la Maison-Blanche avaient souligné dimanche que les États-Unis ne devaient pas accueillir de réfugiés syriens, de peur que des militants du groupe État islamique (EI) ne figurent parmi eux.

L'immigration aux États-Unis est un important débat de la campagne présidentielle.

Ces réactions font suite à la série d'attaques revendiquées par l'EI qui ont fait 129 morts et plus de 350 blessés dans la capitale française vendredi.

Le conseiller adjoint à la sécurité nationale de M. Obama, Ben Rhodes, a affirmé dimanche que le pays ne courrait pas de risque, le nombre de réfugiés qui doivent être accueillis aux États-Unis étant limité et le processus de contrôle « solide ».

« Nous ne pouvons pas fermer nos portes à ces gens », avait-il déclaré sur Fox News.

Montrés du doigt pour leur manque de réactivité face à la crise migratoire déclenchée par le conflit en Syrie, les États-Unis ont annoncé début septembre qu'ils allaient accueillir 10 000 réfugiés syriens d'ici octobre 2016, contre 1800 seulement depuis 2011.

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