Donald Trump: le monde serait meilleur avec Saddam Hussein et Kadhafi

Donald Trump... (Photo David Becker, archives Reuters)

Agrandir

Donald Trump

Photo David Becker, archives Reuters

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
WASHINGTON

Le monde se porterait nettement mieux si les anciens dictateurs irakien Saddam Hussein et libyen Mouammar Kadhafi étaient toujours au pouvoir, a estimé Donald Trump, en tête des sondages de la primaire républicaine pour 2016 aux États-Unis, dans une interview diffusée dimanche.

«Sans nul doute!», a répondu le milliardaire américain à la question posée par un journaliste de CNN.

Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi ont été renversés en 2003 et 2011 respectivement, lors d'interventions militaires menées ou soutenues par les États-Unis.

«Regardez la Libye. Regardez l'Irak. Avant il n'y avait pas de terroristes en Irak. Il [Saddam Hussein] les tuait immédiatement. [L'Irak] est maintenant devenu l'université d'excellence du terrorisme», a justifié M. Trump.

«Franchement, désormais il n'y a plus d'Irak ni de Libye. Ils ont volé en éclats. Il n'y a plus aucun contrôle. Personne ne sait ce qui se passe», a-t-il poursuivi.

Le candidat républicain à la prochaine présidentielle a jugé que l'Amérique était confrontée à un retour à «l'époque médiévale», avec des violences au Moyen-Orient d'une brutalité inédite «depuis des milliers d'années».

«Les gens sont décapités, les gens sont noyés dans des cages», a-t-il insisté. «C'est pourquoi je veux renforcer notre armée. Nous en avons besoin aujourd'hui bien plus que par le passé». Selon lui, «la doctrine Trump est simple: c'est la force».

«La Libye est une catastrophe. L'Irak est une catastrophe. La Syrie est une catastrophe. Tout le Moyen-Orient. Cela a complètement explosé sous Hillary Clinton et sous Obama», a-t-il énuméré, dans une critique directe de la politique étrangère de l'administration Obama et de la candidate démocrate, qui fut secrétaire d'État de 2009 à 2013.

«Je ne la considère pas comme une ennemie. C'est une adversaire. Elle peut facilement être battue si on se réfère à son bilan», a aussi lancé Donald Trump au sujet de sa rivale démocrate.

Toujours concernant l'Irak, le magnat de l'immobilier a estimé que les États-Unis n'auraient jamais dû se retirer sans «prendre le pétrole».

«Désormais on sait qui a le pétrole et c'est la Chine qui l'achète. Ils n'ont pas dix centimes devant eux et ils sont les plus gros clients», a affirmé le milliardaire, apparemment peu au fait de la puissance financière de Pékin.

«Le pétrole part vers le groupe État islamique (EI), le pétrole part vers l'Iran, et l'Iran finira par en récupérer la plus grosse part. Et l'EI en aura plein aussi. Ils ont beaucoup d'argent, car ils ont beaucoup de pétrole et car nous sommes stupides», a-t-il martelé.

Dans un tweet dimanche, Donald Trump a par ailleurs planté une banderille dans les capacités à relancer le marché du travail de son principal concurrent républicain, le neurochirurgien retraité Ben Carson.

«Dans toute sa vie Ben Carson n'a jamais créé un seul emploi (enfin, peut-être à part celui d'une infirmière). J'ai créé des milliers d'emplois», a écrit le promoteur immobilier.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer