Les femmes veulent davantage peser dans le débat sur les armes

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Gabrielle Giffords est la figure de proue de la «Coalition des femmes pour le bon sens».

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Agence France-Presse
Washington

Des dizaines d'Américaines exerçant des responsabilités dans les milieux politique, économique ou associatif ont lancé mercredi à Washington un mouvement appelant à durcir les lois sur les armes à feu, un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle pour 2016.

Baptisée «Coalition des femmes pour le bon sens», cette initiative compte parmi ses membres l'ancienne secrétaire d'État américaine Madeleine Albright.

Mais sa figure de proue est Gabrielle Giffords, une ancienne élue du Congrès qui avait été grièvement blessée en janvier 2011 dans une fusillade à Tucson, en Arizona.

Souffrant depuis de graves séquelles, son corps étant partiellement paralysé, Mme Giffords est montée en boitant sur l'estrade installée dans une salle de réception d'un grand hôtel de la capitale fédérale.

«Notre pays a un problème. Trop de femmes succombent à la violence armée. Les armes et les conflits domestiques forment un cocktail empoisonné», a lancé la survivante, en articulant avec difficulté.

L'ancienne parlementaire, épouse de l'ex-astronaute Mark Kelly, a assuré que les femmes pouvaient «ouvrir la voie» dans le combat législatif hérissé d'obstacles pour réformer la régulation des armes à feu.

Au lendemain du premier débat des primaires démocrates organisé à Las Vegas, ces femmes se sont félicitées que la question de la prolifération des armes individuelles y ait figuré en bonne place, contrairement à 2004 ou 2008.

Une longue joute sur cette question a d'ailleurs vu Hillary Clinton marquer des points tandis que son principal adversaire, Bernie Sanders, est apparu nettement moins à l'aise après qu'il eut dans son passé défendu des positions pro-lobby des armes.

Le fléau des armes aux États-Unis est un problème qui touche les femmes essentiellement en tant que victimes, ont rappelé les participantes, en prenant en référence de récents faits-divers sanglants.

«Avez-vous déjà vu une femme cribler de balles une école ou une salle de cinéma? Avez-vous déjà vu une femme tuer par arme à feu son compagnon et ses enfants? (...) Avez-vous déjà vu une femme policier tirer sur un suspect non armé?», a interrogé Janeé Harteau, première femme à diriger la police de Minneapolis.

Melanie Campbell, une éminente militante pour les droits civils des Noirs américains, a elle appelé les femmes à utiliser leur droit de vote pour faire pression sur les candidats aux prochains scrutins afin que la question des armes individuelles redevienne une priorité.

Une femme aux États-Unis court 11 fois plus de risques d'être tuée par arme à feu que dans les autres pays développés.

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