Le policier ayant pris son pistolet pour un Taser aurait falsifié sa formation

Robert Bates, 73 ans, a été inculpé d'homicide... (PHOTO MATT BARNARD, TULSA WORLD)

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Robert Bates, 73 ans, a été inculpé d'homicide involontaire pour avoir utilisé son arme à feu -alors qu'il pensait se servir de son pistolet électrique Taser- contre Eric Harris, 44 ans, soupçonné de vendre des armes illégales, lors d'une course-poursuite le 2 avril.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les supérieurs d'un policier réserviste accusé d'avoir tué un homme noir dans l'Oklahoma début avril auraient falsifié sa formation, a rapporté un journal local jeudi.

Robert Bates, 73 ans, a été inculpé d'homicide involontaire pour avoir utilisé son arme à feu - alors qu'il pensait se servir de son pistolet électrique Taser - contre Eric Harris, 44 ans, soupçonné de vendre des armes illégales, lors d'une course-poursuite le 2 avril.

Le suspect a été libéré en début de semaine moyennant une caution de 25 000 $.

Des supérieurs de M. Bates, un shérif adjoint réserviste du comté de Tulsa, l'ont crédité d'une formation qu'il n'a jamais terminée et l'ont certifié pour se servir d'armes à feu bien qu'il ne soit pas qualifié pour cela, a précisé le Tulsa World, qui cite des sources anonymes.

Au moins trois supérieurs de M. Bates ont refusé d'approuver sa formation et ont été ensuite mutés, selon le journal.

L'avocat de la famille de la victime, Dan Smolen, a aussi laissé entendre que la formation du policier avait été falsifiée.

Robert Bates, agent d'assurance à Tulsa, était réserviste depuis 2008 et assigné au service des «crimes violents».

Le shérif du comté Stanley Glanz a précisé cette semaine sur une radio locale que M. Bates avait été autorisé à se servir de trois armes, y compris le pistolet avec lequel il a tué M. Harris, mais que ses services n'avaient pas retrouvé les documents attestant cette formation.

M. Glanz a aussi précisé que le shérif adjoint qui avait validé la formation de M. Bates travaillait maintenant pour les services secrets, chargés de la protection du président américain et de sa famille.

Le shérif adjoint Tim Albin a affirmé de son côté n'être pas courant d'une telle falsification. «La formation qu'il a reçue parle d'elle-même. Je n'ai absolument pas eu connaissance de ce dont vous parlez», a-t-il affirmé dans une interview.

Robert Bates avait reconnu auprès du journal Tulsa World avoir tiré sur le suspect.

Cet incident s'ajoute à plusieurs autres affaires de violences policières principalement à l'encontre d'hommes noirs aux États-Unis, qui ont ravivé les tensions raciales et provoqué des manifestations.

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