La libération sous caution refusée au milliardaire Robert Durst

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M. Durst, âgé de 71 ans, a été formellement accusé à Los Angeles la semaine dernière du meurtre en 2000 de Susan Berman, une amie de sa femme.

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Agence France-Presse
LOS ANGELES

Le milliardaire américain Robert Durst, accusé d'un meurtre qu'il avait avoué par mégarde lors du tournage d'un documentaire, s'est vu refuser une libération sous caution lundi à La Nouvelle-Orléans car il représente un risque de fuite.

L'héritier d'un empire familial immobilier new-yorkais à la fortune estimée à 4,4 milliards de dollars reste incarcéré en Louisiane en raison d'accusations de possession d'arme et de drogue, et bien que son avocat eut demandé son transfert à Los Angeles pour qu'il puisse faire face à la justice.

M. Durst, âgé de 71 ans, a été formellement accusé à Los Angeles la semaine dernière du meurtre en 2000 de Susan Berman, une amie de sa femme.

Il avait été arrêté il y a 10 jours à la veille de la diffusion du dernier épisode d'un documentaire en six épisodes sur sa vie diffusé par la chaîne HBO: The Jinx: The Life and Deaths of Robert Durst.

Il semblait y faire un aveu involontaire se murmurant à lui-même alors qu'il était aux toilettes et que son micro sans fil était toujours allumé: «Qu'est-ce que j'ai fait? Je les ai tous tués, évidemment».

Dans le dernier épisode de The Jinx, M. Durst est par ailleurs confronté à la similitude entre deux écritures l'une sur l'enveloppe d'une lettre qu'il avait envoyée à Susan Berman en 1999 et l'autre sur une lettre anonyme envoyée à la police de Beverly Hills en décembre 2000 indiquant que le corps de Mme Berman se trouvait dans la maison de cette dernière. Les deux enveloppes comportent en particulier la même faute d'orthographe, «Beverley» au lieu de «Beverly».

L'avocat de M. Durst, Dick DeGuerin, a déclaré que l'arrestation de son client était due à des questions d'audimat et non aux faits.

Le chef de la police de Los Angeles, Charlie Beck, a à l'inverse assuré que le «dossier d'accusation était indépendant du documentaire» et «tenait par lui-même».

Les procureurs pourraient requérir la peine de mort en raison de circonstances spéciales, notamment parce que Mme Berman devait témoigner le lendemain de sa mort devant la police dans le cas de la disparition encore non élucidée de Kathleen Durst, la première femme de Robert Durst, en 1982.

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