Drapeau confédéré et plaque d'immatriculation devant la Cour suprême

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Au coeur de cette affaire, le drapeau des États confédérés, symbole pour beaucoup de racisme et d'esclavage. Pour l'organisation d'anciens combattants «Sons of Confederate Veterans», il s'agit simplement d'honorer l'histoire du pays.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La Cour suprême des États-Unis se demandait lundi s'il était possible de faire figurer le drapeau confédéré, symbole pour de nombreux Américains de racisme et d'esclavage, sur la plaque minéralogique de sa voiture, au nom de la liberté d'expression.

Aux États-Unis, tout automobiliste peut personnaliser sa plaque minéralogique avec son prénom, un gros mot, un drapeau, une revendication ou un message de son choix pourvu qu'il paye un supplément à l'État où il réside.

Au coeur de cette affaire, le drapeau des États confédérés, symbole pour beaucoup de racisme et d'esclavage. Pour l'organisation d'anciens combattants «Sons of Confederate Veterans», il s'agit simplement d'honorer l'histoire du pays.

Mais l'État du Texas, auquel l'organisme s'est adressé, ne l'entend pas de cette oreille et refuse de fabriquer la plaque à l'effigie du drapeau controversé.

«Le message qui apparaît sur les plaques minéralogiques éditées par l'État est le fruit de la liberté d'expression du gouvernement», estime-t-il dans son argumentaire à la haute Cour.

La plus haute juridiction du pays devra en premier lieu dire si les plaques minéralogiques sont propriété du gouvernement ou de l'automobiliste qui les accroche à son véhicule, et donc si elles sont le support de la liberté d'expression de l'État ou d'un individu.

Une cour d'appel a donné raison à l'association qui assure que c'est à l'automobiliste de décider s'il veut ou non afficher ce symbole. Elle a conclu que le service texan des véhicules motorisés (MVA) était coupable de discrimination envers les «Sons of Confederate Veterans».

L'organisation rappelle que plusieurs monuments au Texas honorent des figures de la Confédération et qu'une journée fériée dans cet État est dédiée à ceux qui ont combattu pour les États confédérés pendant la guerre civile.

«L'État ne semble pas juger insultant pour l'opinion le "message" du drapeau confédéré», estime «Sons of Confederate Veterans».

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La Cour suprême devait consacrer une heure d'audience à cette affaire lundi, mais sa décision ne sera pas rendue avant juin.

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