Immigration: des élus du Texas veulent expulser plus de mineurs

William Bello, 16 ans, participe à une vigile... (PHOTO LUCY NICHOLSON, ARCHIVES REUTERS)

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William Bello, 16 ans, participe à une vigile visant à soutenir des enfants immigrants clandestins et leurs familles, à Murrieta, en Californie, le 9 juillet.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Des élus américains ont annoncé mardi qu'ils déposeraient une proposition de loi pour assouplir les conditions d'expulsion des mineurs non accompagnés en provenance d'Amérique centrale, arrivant actuellement au rythme de plusieurs milliers par mois à la frontière avec le Mexique.

Le sénateur républicain John Cornyn et le représentant démocrate Henry Cuellar, tous deux élus du Texas, par où arrivent la plupart des clandestins, ont expliqué que leur texte amenderait une loi anti-trafic d'êtres humains promulguée en 2008 par le président républicain George W. Bush.

Cette loi donne actuellement aux mineurs qui arrivent seuls, en provenance de pays non frontaliers, plus de protections juridiques que ceux en provenance de pays frontaliers (Mexique et Canada), afin de déterminer s'ils sont victimes de trafic. Ces protections incluent l'accueil dans des foyers d'hébergement et la remise à un proche, en attendant que la justice se prononce sur leur statut, ce qui peut prendre des mois.

La proposition parlementaire changerait cette loi pour que les enfants d'Amérique centrale ne bénéficient plus automatiquement de ces protections, au même titre que les mineurs mexicains, donnant ainsi aux autorités plus de flexibilité pour les reconduire dans leurs pays. Ils auraient cependant le droit de déposer une demande d'asile pendant les sept jours suivant leur prise en charge par les autorités, avec une décision rapide de la justice, sous 72 heures.

«Le nombre d'enfants qui traversent a explosé, principalement à cause des cartels», a expliqué John Cornyn sur la chaîne MSNBC.

«Ils se sont aperçus de cette faille dans la loi de 2008, qui permet en gros aux enfants d'être remis à des membres de leur famille aux États-Unis avec une convocation au tribunal», a-t-il poursuivi. «Vous ne serez pas surpris d'apprendre que la plupart ne se présentent pas, donc ça marche».

Les élus croient savoir que la Maison-Blanche est favorable à leur proposition, même si l'exécutif ne s'est pas officiellement prononcé.

Mais le président Barack Obama a dit que la priorité était l'adoption par le Congrès d'une enveloppe d'urgence de 3,7 milliards de dollars pour 2014 et 2015, afin d'augmenter le nombre d'agents et de juges à la frontière, et accroître les capacités d'hébergement et d'expulsions. Les deux législations pourraient être combinées d'ici le début des congés parlementaires, à la fin du mois.




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