La détention illimitée de suspects de terrorisme maintenue aux É.-U.

Si l'amendement avait été adopté, il aurait interdit... (Photo: Archives La Presse)

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Si l'amendement avait été adopté, il aurait interdit le transfert aux autorités militaires et la détention illimitée de suspects d'actes de terrorisme arrêtés sur le territoire américain.

Photo: Archives La Presse

Agence France-Presse
Washington

La Chambre américaine des représentants a rejeté vendredi un amendement permettant de mettre fin à la détention militaire illimitée de suspects d'actes de terrorisme arrêtés sur le sol des États-Unis.

Cet amendement à un vaste projet de loi de finances du Pentagone a reçu 182 voix pour et 238 contre.

Il aurait interdit le transfert aux autorités militaires et la détention illimitée de suspects d'actes de terrorisme arrêtés sur le territoire américain.

«Le gouvernement américain ne peut pas garder en prison des citoyens sans les mettre en cause pour des crimes spécifiques et sans prouver leur culpabilité au-delà du doute raisonnable», écrivent les auteurs de l'amendement, le démocrate Adam Smith et le républicain Justin Amash, dans un éditorial publié jeudi dans le journal Politico.

Malgré cette rare alliance entre un démocrate et un républicain, le texte a été rejeté, car une majorité de républicains ont refusé de suivre leurs collègues.

Le président Barack Obama avait promulgué une loi de financement du Pentagone le 31 décembre où figurait la détention illimitée y compris celle de citoyens américains. Mais la mesure avait été atténuée par le président qui avait précisé par décret que cette option n'aurait lieu qu'en ultime recours.

La chef des démocrates de la Chambre, Nancy Pelosi, a déclaré vendredi dans un communiqué: «Je suis déçue que les républicains de la Chambre n'aient pas rejoint la grande majorité des démocrates qui soutenaient cet amendement visant à aligner de nouveau la politique de détention avec la constitution américaine».

Pour nombre de républicains du Congrès, comme l'influent sénateur John McCain, la mesure proposée à la Chambre aurait «lié les mains du président et de son successeur en obligeant les suspects de terrorisme arrêtés aux États-Unis à être traduits devant la justice de droit commun».

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