Un émissaire du pape en zone Ebola

Des enfants passent devant une murale de Monrovia, au... (PHOTO DOMINIQUE FAGET, ARCHIVES AFP)

Agrandir

Des enfants passent devant une murale de Monrovia, au Liberia, le 31 août.

PHOTO DOMINIQUE FAGET, ARCHIVES AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Virus Ebola

International

Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Agence France-Presse
CITÉ DU VATICAN

Le cardinal Peter Turkson, président ghanéen du Conseil pontifical Justice et Paix, se rend mardi en Sierra Leone et au Liberia, deux des pays les plus touchés par le virus Ebola, pour soutenir les organisations catholiques «en première ligne».

«L'Église, la Caritas, les congrégations religieuses et les différentes organisations catholiques sont en première ligne contre l'épidémie», a expliqué Mgr Robert Vitillo, conseiller médical auprès de Caritas Internationalis, qui accompagnera Mgr Turkson.

«L'impact de l'épidémie va au-delà du secteur sanitaire. Les écoles sont fermées, les enfants et les jeunes sont abandonnés à eux-mêmes. Du coup, les grossesses ont augmenté parmi les adolescentes, tout comme la petite délinquance», a relevé Mgr Turkson, l'un des deux cardinaux africains de la Curie romaine.

«Les orphelins d'Ebola sont parfois rejetés par les familles qui ont jusqu'à présent réussi à échapper à la contagion», a-t-il ajouté.

Un des sujets particulièrement délicats est le contact avec les malades et les morts, en raison des risques de contagion, dans ces pays où les rites funéraires sont très importants.

«Il faut aider les prêtres et les opérateurs pastoraux à satisfaire les besoins spirituels de ceux qui vivent avec l'infection», a expliqué Mgr Tukson.

«Bien que soit appliquée dans ces pays une politique du ''no touch'', il est permis à ces opérateurs pastoraux de prier avec eux en maintenant une distance de sécurité, de les bénir et de célébrer leurs rites funèbres, qui doivent par ailleurs être coordonnés par des équipes de fossoyeurs spécialisés», a-t-il ajouté.

Le virus a déjà fait plus de 6500 morts en 2014 en Afrique de l'Ouest, dans des pays où une partie importante des structures de santé sont tenues par des congrégations catholiques.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer